J. Keast Lord dans The Leisure Hour, 1870, p
forcer l'obstacle de la falaise ; les deux chemins correspondants sont notés en pointillé sur notre carte à partir du temple. Le premier est la célèbre échelle du O. Dhaba qui a seule été décrite, et presque seule employée par tous nos prédécesseurs. Partant du temple, oncontourne un grand rameau de rive droite du O. Dhaba, qui détermine avec l’amont du ravin 5 un premier col peu profondément échancré, on gagne lesommet d’un plateau ondulé de quelques centaines de mètres détendue au nord duquel on descend à flanc de vallon, pente à gauche, Jusqu'à une crête de deux ou trois mètres de largeur, sorte de pont resserré entre une branche du O. Dhaba, à gauche, et à droite l’abime du O. Suwig, absolument à pic sur une hauteur de plusieurs centaines de mètres. Cette extraordinaire passerelle a vivement frappé tous les explorateurs qui l'ont franchie pour arriver au Sarbout ; c’est de là qu'est prise, vers l’est, la saisissante photographie de la falaise grèseuse qui sert de frontispice aux Aesearches de Petrie. De là on descend, toujours à flanc de vallée et assez difficilement, au fond du O. Dhaba, où la marche est immédiatement arrêtée par la grande chute de 30 m. ; on remonte quelque peu sur le flanc gauche, on se glisse le long d’une corniche grèseuse en saillie garnie d’éboulis, qui contourne extérieurement un promontoire et pénètre dans l'intérieur de la petite vallée voisine à l'ouest, et là, on arrive à se laisser glisser le long de l’escarpement de la corniche, échancrée à la partie supérieure et rattrapée, à mi-hauteur, par les éboulis accumulés à son pied. Une fois ce mauvais pas franchi, on n'a plus qu'à dévaler d’éboulis en éboulis jusqu'au fond de la grande conque qui descend au O. Suwig. L'autre sentier de chèvres qui descend du temple sur le versant du O. Sarbout est celui de la vallée 3. Beaucoup moins connu, jamais décrit avant 1905, il a cependant été parcouru par Major Macdonald, d après les dires de quelques indigènes, et les ouvriers égyptiens de l'expédition de 1905 en firent usage, de préférence à celui du O. Dhaba, pour descendre de lourds monuments du temple jusqu'au point où pouvaient monter les chameaux de charge dans la conque de la vallée 3. La carte indique son tracé; le passage diflicile est toujours le franchissement de la grande cascade, qui se tourne par une corniche périlleuse sur le flanc gauche, rattrapée en un point de sa crête par le sommet d’un grand éboulis permettant la descente.
Il faut se demander encore comment est configuré le terrain du côté du sud-est, où s'éloigne la crête inexplorée entre le Oumm Ajraf descendant et le O. Sarbout ascendant, et si à l’amont du O. Sarbout la descente se heurterait encore au même obstaclé d'une chute verticale infranchissable : on sait que plus loin, à l’est du Ras Suwig, le Suwig amont est praticable jusqu'à la crête pour un homme à pied, et qu'à peu de distance au delà la falaise s’adoucit assez pour laisser monter dans le O. Khamileh le sentier venu du O. Hamr par la grande pans La question de savoir si l'on 1 peut descendre directement de la crête au nord-est du O. Say eh dans le O. Sarbout, n'a évidemment pasune grande importance historique, car elle n'intéresse pas le problème de la communication directe entre Sarbout el Khadim et O. Nasb, mais il n’est pas moins nécessaire de pousser le relevé, de ce côté, jusqu'au col Suwig-Khamileh et au chemin précédemment décrit qui met en communication, plus bas, le Khamileh et le Oumm Ajraf, en même temps qu'au nord-ouest et au sud-ouest du plateau on acquerra une connaissance complète du saillant extrême entre Bateh et Suwig, et de la crête montagneuse qui s'élève, vis-à-vis du G. Oumm Rüijlain, dans la direction des sources du O. Bateh.