Burckhardt, Travels in Syria ete., 1829, p
3. Robinson, Biblical Researches etc., 1856 (2° éd.), carte à la fin du tome IT.
4. Dans la partie aval du O. Er Rimm, dit Lepsius (v. ci-dessous), on trouve quelques ruines anciennes. Cf. Burckhardt, loc. cit., p. 604.
les restes d’un village de petites maisons de pierre bien construites, que gardaient des tours élevées sur les pitons les plus proches.
À peu de distance en amont sinon, comme nous venons de le supposer, par cette gorge même, monte de la vallée principale, sur sa rive gauche, le O. Er Rimm, dont le sillon dessine l’amorce d'une sorte de chemin de ronde à l’est et au sud-est du Serbàl et fournit l'accès le plus commode au pied des gradins supérieurs. Bien connue, à cause de cet accès au Serbäl, cette route a été décrite à plusieurs reprises ! et les cartes du Survey la donnent correctement. Quelques ruines dans le bas du O. Er Rimm, dont le cours moyen est rejoint par un sentier qui vient du O. Aleyât, à travers la montagne, après avoir passé un col peu difficile; c’est évidemment par là qu'on arrivait de Pharan pour s'engager sur la route du Er Rimm supérieur. La vallée, à partir de ce point, prend le nom de Er Rimm el Mahasnebh ; elle est suivie par une ancienne route pavée, dont l'ascension conduit, sur le flanc sud-est du Serbâl, à un col à l'altitude de 1.550 m. dans le voisinage duquel se trouvent des ruines et des cellules. De là on descend, sur le versant d'El Gàa, dans le profond bassin du O. Sigilliveh, — Lepsius écrit St'gelji, — clos de toutes parts excepté du côtéde la gorge extrêmement abrupte (les explorateurs du Survey la qualifient d’impraticable) par où les eaux s’échappent dans la plaine. Dans la conque se trouvent les ruines d’un couvent, auquel la route ancienne aboutissait. Sigilliyeh est évidemment le Salael mentionné vers l'an 400, comme nous le dirons, par Nilus?, et l'on voit que ce couvent dépendait entièrement, par ses communications, de la vallée de Pharan, dont il était distant d’une vingtaine de kilomètres.
Avançant toujours vers le sud-est, il nous faut maintenant sortir de la zone d'attraction exclusive de Pharan pour parler d’un
1. Burckhardt, loc. cit., p. 610; Lepsius, Briefe etc. (1852), p. 330-331 ; Fraas, Aus dem Orient (1867), p. 14-15 ; À ccount of the Survey, p. 215, et (surtout) E. H. Palmer, The Desert of the Exodus (1871), p. 224 suiv., où se trouve la première et la seule description détaillée de ce canton remarquable, dont on regrette de ne point posséder de relevé topographique.
2. Ebers, Durch Gosen, p. 396, croit, à tort, pouvoir reconnaitre dans le Deir Sigillivyeh, le Bethrambe-Gethrabbi d’Ammonius et Nilus ; Bethrambe, comme on verra un peu plus loin, existe encore sur le terrain et sur la carte,
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centre intermédiaire entre la route de Feîfran à Tôr et le vaste groupement oriental dont nous parlerons tout à l'heure. La route de Feiran à Tor emprunte, comme nous savons, le O. Solàf à l'aval de son cours, puis le quitte sur sa rive gauche pour gravir, au sud, le O. Edjaweh et gagner, par le nagb Edjaweh à laltitude de 1.000 m., l'extrémité amont du O. Hebràn dontladescente conduit ‘doucement dans la plaine d'El Gâa. À son grand tournant à angle droit le O. Hebrân reçoit, de l'est, le O. Eth Themed, et un peu plus bas, du même côté, le O. Barabra, deux vallées dont la première seule, encore qu'inexplorée, est notée par le Survey, et sur lesquelles les seuls renseignements que nous possédons sont ceux pris par Laborde ! en 1828. Vers l'amont, dans la montagne à l’est, Eth Themed et Barabra se rejoignent par leurs pointes, et à peu de distance au-dessous du col, dans Barabra, en un site où les sources sont en abondance, on trouve les ruines d'un couvent qui est évidemment celui du Bethrambe que nous rencontrerons plus loin chez Ammonius et Nilus. De là, un sentier permet, d'après Laborde, de gagner le couvent de Sainte-Catherine, à l’est, en moins de deux heures. Sur cette route, et sur ces lignes diverses qui prennent place dans un des plus larges polygones inerplorés de 1868, il n'a été fourni depuis Laborde aucun éclaireissement complémentaire.
Les communications du couvent de Barabra étaient faciles, comme on voit, avec Feiran et avec Tôr, mais à grande distance, et 1l doit être considéré comme déjà compris dans la zone d'attraction du groupe oriental dont nous allons parler maintenant, et dont les principaux éléments se rencontrent dans la esinture de vallées qui encerele le G. Mousa de nos cartes*. Lorsque, montant du O. Soläf par le nagb El Hawi, on redescend, de l’autre côté du col à 1.560 m., dans le large vallon d'Er Räha qu prolonge le sillon en ligne droite, on arrive, au pied du G. Mousa, dans une sorte de carrefour en croix dont les trois
1. Laborde, Voyage de l'Arabie Pétrée, p. 65, et croquis topographique, pl. 16.
2. Notre pelite carte 9, au LETR donne la planimélrie des alentours du
G. Mousa dans une étendue de 6 ou 7 kilomètres dans les deux sens ; elle a été obtenue à l'aide du levé à grande échelle du Survey de 1869, complété par les indications des petiles cartes excellentes, basées elles aussi sur le Survey, qu'on lrouve dans loutes les édilions de Baedeker, À
autres branches sont constituées, à gauche par la descente du O. Esh Sheikh, dont c'est ici l'extrémité d'amont, en avant par la montée du O. Ed Deir, à droite par la montée du O. El Ledja. Prenant d'abord tout droit par le O. Ed Deir, « vallée du cou-