Istachri, trad. Mordtmann, pp
3. Moukaddasi dans Gildemeister, ZDPV, VII, (1884), p. 229, et Le Strange, Palestine, p. 73.
4. Edrisi, trad. Jaubert, [, p. 329, à corriger d’après Dozy et Goeje, Descer. de l'Afrique, p. 195, et Jaubert, I, p. 332, à corriger d'après Gildemeister dans ZDPV, VIII (1885), p. 120.
5, {bn Djobair, trad, Schiaparelli, p. ##.
seurs utiliseront, on rencontre une description remarquable du grand couvent de la montagne, Deir Tour Sina, avec son enceinte fortifiée, sa porte à herse, ses jardins, ses sources à l'intérieur et à l'extérieur de l'enceinte ! ; Aboulfeda dit, de plus, que le grandcouvent de Tour Sina est à une étape du port de Tour ?, et Kalkaschandi reproduit les renseignements combinés de Yakout et d'Aboulfeda %. Chez Macrizi, enfin, compilation complète de tout ce que savent Edrisi, Yakout et les sources de Yakout (notamment Esh Shâäboschti). Macrizi sait, en outre, que d'après les auteurs chrétiens le couvent fut construit par les ordres de Justinien ; entrele couvent et Kolzoum existent, dit-il, deux routes, l’une par l'intérieur, l’autre par la côte, toutes deux passant àla ville de Faran, d'où il y a deux jours de marche jusqu'à Et Tour (sans doute le port) *.
Ce n’est pas la première fois que nous rencontrons chez les Arabes ce nom de Faran, mais avant Macrizi 1l désignait dans la géographie arabe autre chose que la ville et l’oasis intérieures auxquelles il appartient véritablement. Commeon l’a vu plus haut (chap. 111, paragraphe I), le nom de l’oasis était ‘passé de l'intérieur à la côte en même temps que celui de Tour et sous l’action des mêmes influences, et Faran était devenu le nom du bourg côtier de Taran chez Edrisi et la plupart de ses successeurs. On continue, cependant, à rencontrer Faran à sa vraie place, quoique d’une manière un peu vague, dans la liste des districts égyptiens de la région péninsulaire et de la mer Rouge ? ; mais avec Macrizi seulement on trouve clairement signalées et décrites l'oasis et la ville ruinée de Faran. On lit, dans Macrizi f,