‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 85 sur 151 · Aboulfeda, trad. Reinaud, IT, p · texte numérisé non relu

Aboulfeda, trad. Reinaud, IT, p

3. Kalkaschandi, trad, Wüstenfeld, Abh. Kün. Ges. Wiss. Gôtlingen, XXV (1879), p. 100.

4. Macrizi, Ilist. des Coptes, dans Wüstenfeld, Abh. Gôttingen, WI (1845), p. 115-117.

5. À côté des districts de Tour, de Kolzoum et d'Aila. On trouvera cette liste, par exemple, dans Yakout, éd. Wüstenfeld, IT, p. 834; Shems ed Din, dans A.F, Mehren, Man. de la Cosmographie du Moyen Age, p. 324; Macrizi, Hist. des Coptes, lrad. Wüstenfeld, locf cit., p. 115. Nous avons eu l’occasion déjà de signaler la faute que se transmettent tous ces écrivains, à savoir, la qualification de ces districts de districts méridionaux de l'Egypte.

6. Macrizi, Descer., trad. Bouriant, p.543, et Hist. des Coptes, trad. Wüstenfeld, loc, cit, p. 116.

que Faran est une ville des Amalécites, — interprétation de la localisation chrétienne, à Feîran, de Raphidim de l'épisode biblique où les Amalécites interviennent, — située sur une colline entre deux montagnes percées d’une quantité innombrable de grottes sepulcrales : on reconnaît EL Meharret des ruines connues, et la montagne environnante. Beaucoup de palmiers-dattiers, continue Macrizi, mais la ville est en ruines, et ce désert n’est plus visité que par les caravanes. Faran est à une étape de la mer,

Macrizi nous apprend, en même temps, que le nom de Faran n'est pas particulier à la péninsule du nord de la mer Rouge, et qu'il appartient également à plusieurs localités du Hedjaz !. Il se livre à la même analyse, d'après Yakout, pour le nom de Tour, qui appartient à sept montagnes différentes de Palestine, d'Égypte et d'Arabie ; le Tour Sina est une d’entre elles, près d'Aila, disent certains auteurs, en Syrie, d'après d’autres, ou encore en Madian, non loin de l'Égypte. Tour estun mot hébreu qui signifie « montagne » en général; quant au mot Sina, ajouté à Tour, il caractérise, suivant les auteurs, une montagne pierreuse ou une montagne boisée ?. Tout cela se trouve en termes presque identiques dans Yakout ?, Aboulfeda * et Macrizi ©. On remarque l'extrême fantaisie de ces diverses localisations du Tour Sina,

4. Cf. le Gebel Faran des extraordinaires passages de Yakout, éd. Wüstenfeld, III, pp. 11, 834 (v. note 3 ci-dessous). — Pour ce qui concerne les origines et l'étendue primitive du nom de Pharan, se reporter à ce que nous avons dit plus haut, même chap., paragr. III.

2. Remarquable écho du jeu de mots qui, dans la Bible, fait homonymes le Sinaï et le Buisson, Seneh, dans lequel Dieu apparut à Moïse : dans la vieille tradition de J, il n’est pas extraordinaire que le même nom appartienne aux deux résidences de Iahve, le Sinai de flamme et le Buisson Ardent de Kadesh. Quant à la tradition arabe, comme on voit, elle a simplement retenu de là que Sina, le nom de la montagne, veut dire « buisson, végétation ».

3. Yakout, éd. Wüstenfeld, III, pp. 220, 557, 558. Ailleurs (ib. II, pp- 11, 834), Yakout enregistre une histoire extraordinairement mélangée dont l'élément primitif est le passage connu de Deut. xxx, 2 : « Iahve arrive du Sinai,.il se lève du côté de Seir, il éclate des montagnes de Pharan... » Ce texte est considéré par l’Arabe comme une allusion à l’entretien de Dieu et de Moïse sur le Sinai ; Jésus de Nazareth, fils de Myriam, intervient on ne sait comment dans l'épisode, et le Gebel Faran est qualifié de montagne du Hedjaz.

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