Rev. Catholique de Louvain, 1873, p
mentionne au couvent une chapelle des Latins, d’ailleurs mal entretenue. Une cinquantaine d'années plus tard, en 1541, la qualité de chrétiens grecs des moines est constatée, nous l’avons vu, par Jean de Castro. Mais la rupture avec Rome est déjà consommée au milieu du xv° siècle, car en 1455 on a un rescrit du pape Callixte III aux Franciscains de Terre-Sainte, où il est dit : « Concedimus ut nova loca etiam in monte Sinai capere possitis ! » : véritable autorisation de conquête délivrée aux Franciscains contre les Sinaïtes, mais dont 1l est peu probable que les Franciscains aient jamais fait usage. On arrive, comme on voit, à comprendre la date de la séparation entre les limites de 1360 et 1455.
La fortune de l’ordre n'en fut pas atteinte, comme on s'en rend compte en comparant la liste des possessions du couvent en Égypte, à Chypre et en Europe au début du xm° siècle, telle qu'elle est donnée par la bulle précitée de Grégoire IX ?, aux indications analogues qu'on possède pour les temps modernes. L'existence et la répartition des nombreuses maisons filiales avec lesquelles nous voyons le couvent en relation, au cours du x1x° siècle et de nos jours ?, semblent indiquer des acquisitions principalement groupées dans la Grèce insulaire et continentale, la Serbie et la Roumanie #, La fondation de toutes ces maisons lointaines