Pline, Hist. nat., V, 12, VI, 29, 32, 33, 35, XXXVII
par Ptolémée Philadelphe dans la mer Rouge, mais dont Diodore et Strabon ne parlent pas. Chez Pline, enfin, apparaît pour la première fois le nom de Pharan, comme désignation du désert de l'Arabie Pétrée {xxxvi, 40); on le retrouvera dans une acception plus précise chez Ptolémée, avant les nombreuses mentions de la période chrétienne.
Flavius Josèphe (1 siècle ap. J.-C.) nomme à plusieurs reprises Aïla !. Lorsqu'il note ce qu'on savait, à son époque, sur les localités du récit biblique de l’Exode ?, il ne songe même pas à la péninsule de la mer Rouge, dont l'intérieur était inconnu des voyageurs de son temps, et rend manifeste d'ailleurs l'extinction de toute tradition géographique relative à l'itinéraire biblique. Ailleurs, un nom qu'il enregistre démontre la persistance du vieux nom de Pharan dans le désert au nord de la péninsule *. Quelque temps avant Josèphe, l'extrême incertitude de l'époque en ce qui concerne la géographie du Sinai biblique laisse de même sa trace chez Trogue Pompée ‘.
La série des géographes grecs continue avec Ptolémée (milieu du 11° siècle ap. J.-C.), qui n’est guère plus renseigné que Pline sur le golfe oriental, où il connaît les noms d'Elana et d'Egra, mais fournit par contre de précieuses indications sur la côte occidentale, où apparaissent pour la première fois, à côté du nom énigmatique des Munichiates, ceux de Raithou (Tôr des temps modernes) et des Saracènes, ainsi que celui du nouveau port de Klysma, en aval de l’Arsinoe de Ptolémée Philadelphe qu'il devait à bref délai remplacer. Avec Ptolémée, enfin, on s'engage pour la première fois à l’intérieur de la péninsule et l’on y découvre la ville de Pharan, dont il sera si souvent question à l'époque de l'occupation chrétienne ?.
Clysma, comme port du fond du golfe, est également mentionné au n° siècle par Lucien, puis se rencontre dans l'Itinéraire d'Antonin (rédaction définitive du m° ou du 1v° siècle) comme