‹ La Presqu'île du SinaiChapitre 98 sur 151 · Trogue Pompée, dans Justin, XXXVI, m · texte numérisé non relu

Trogue Pompée, dans Justin, XXXVI, m

9. Ptolémée, V, 16, VI, 7, 29; dans C. Müller, Ptol. Geogr., II, p. 993- 935, et A. Nobbe, t. IT, pp. 68-69, 105.

6. Pseudomantis, chap. #4; Lucien dans Script, græc. bibl., p. 339.

tête d'étapes de la route d'Égypte sur la mer Rouge !. La non moins célèbre Table de Peutinger (première rédaction au mm° siècle) ? fait aboutir à Clysma, de même, la route directe du fond du golfe de Suez au fond du golfe d’Akaba, décrite pour la première fois et tracée par les stations de Clysma, Medeia, Phara et Haila; en amont de Clysma, vers l’isthme, la Table connaît encore le vieux port d’Arsinoe, qui tombe en oubli ensuite. Dans ce document, la première en date de toutes les cartes eonnues, les deux golfes de la mer Rouge sont mis en place avec compréhension ; dans l’intérieur de la péninsule on voit Mons Syna bien à sa place, avec la note : Hic legem acceperunt ï monte syna, et au-dessus : Desertum à quadraginta annis errauert filij isrl ducente Moyse. On voit qu'à l'époque du dessin de cette carte, la tradition christiano-moderne sur le passage des Israélites par l'intérieur de la péninsule est déjà établie *, ce que vont nous montrer de même des documents d’une autre sorte, au plus tard contemporains de la rédaction de la Table.

Ce sont les plus anciennes des descriptions chrétiennes de la péninsule. La première en date “ est celle d'Eusèbe de Césarée (avant 300), qui dans son Onomasticon décrit Aïla, Pharan et les localités de la région avoisinante; les notes consacrées à Pharan parlent de la ville comme située près du Æaphidim du récit biblique, et cette localisation de Raphidim sera invariablement acceptée plus tard (v. plus haut, chap. v, K IH, IV).

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