‹ La presse de 1848Chapitre 10 sur 118 · Le messager., — Sans cesser d'être insignifiant · texte numérisé non relu

Le messager., — Sans cesser d'être insignifiant

67. — S. Le banquet social. Journal du 12* arrwidissemefU, —Bureau, place Maubert.

Rédacteur en chef: Georges Olivier. — Voici un échantillon du N<» ii :

« Les Odilon Barrot ont fait leur temps. La République mérite et veut d'autres hommes.

« Nous espérons que les élections réaliseront nos vœux !

«Electeurs, songez*y bien ! donnez-nous des penseurs, et prenez garde de nous envoyer des bavards ! »

A ce titre, M. Georges Olivier aurait sagement fait de ne se point présenter aux électeurs. 6 Avril,

68 —S. La sentinelle SES CLUBS. —-Feuille rouge imprimée sur papier rose. — Voici le

plan financier très-simple que ce journal pro— | posait au citoyen Garnier-Pagès.

«Avisez Rothschild et Girardin, qui se disent hommes pratiques, avisez aussi quelques socia— ! listes, Vidal, Toussenelet d'autres, vMtlez la main dessus, faites-les garder à vue à l'Hôtel-de- Ville, rassurez leurs amis, leur familles, leurs actionnaires, leurs abonnés ; laissez-les mener joyeuse vie, à leur aise, au son de la . musique et de \si)iiarseillaise, au milieu des clameurs patriotiques de l'Hôtel-de-Ville ; mais, pour Dieu, ne les laissez pas sortir de la salle Saint-Jean avant qu'ils n'aient bien débattu, bien élaboré, bien trouvé les moyens de vous sortir de la crise , et de faire tomber dans vos coffres un milliard ! UN milliard ni plus ni moins, entendez- vous.

G Là est le nœud de la question. Vous fautil cent, deux cent mille hommes pour appuyer votre acte d'autorité ? Parlez ; Paris descendra dans la rue comme un seul homme, vous portera sur ses bras jusque sur Les marches de l'Hôtel-de-Ville. »

Le citoyen Victor Bouton, rédacteur de toutes ces sottises, est un républicain de la veille.

8 AvrU.

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