P. Nouvelles du soir , devenu le 17 avril
77. - P. Là Propriété* Journal des intérêts de tous. Rédacteur en chef : Julien Lemer.
Feuille modérée , ainsi qu'on va le voir aux extraits suivants :
et La république Spartiate ne peut être la nôtre. Les peuples ne font point de plagiat.
a II y a folie à vouloir remonter le cours du temps et changer l'esprit d'une nation.
« Il n'est pas absolument impossible de ter*rorisér la France ; on ne réussira jamais à la dépouiller de l'amour des belles et grandes productions de l'intelligence humaine.
a Le règne despotique d'une minorité farouche n'empêcherait pas lo peuple français de se souvenir qu'il est appelé à régner sur le monde par la science, par l'invenlion, par la poésie , par les afts, par la pensée aussi bien que par le cœur. On pourrait pour un instant faire plier la France, mais elle plie et ne rompt pas; elle a en elle une élasticité puissante ; bientôt le ressort trop tendu romprait les liens et renverserait réchafaudage de ces fauteurs de dissensions qui veulent sa décadence et le retour vers la barbarie.
« Il fut un temps néfaste dans notre histoire révolutionnaire, où le beau nom de patriote put être pris en mauvaise part ; prenons garde que celui de socialiste «e dégénère de même sous l'influence de l'orgueil , de la paresse et de la cupidité.
« Nous sommes tous socialistes en ce sens que nous voulons tors l'amélioration du sort de chacun, l'extinction du paupérisme. Je bienêtre du travailleur, la liberté vraie, l'égalité féconde telle que Dieu l'a faite, et non telle que la feraient les passions mauvaises.
« Pauvres ! ne violentez pas, ne dépouillez pas les riches ; forts ! n'écrasez pas les faibles majorité! n'opprimez pas la minorité; heureux! n'insultez pas aux malheureux ; malheureux !
n'enviez pas, ne haïssez pas, ne persécutez pas ceux qui se trouvent aujourd'hui dans une position meilleure que la vôtre.
ÇlK'LCiTlN m C6SCRE.
« Faites pair 1^ autres ce q|ie vous voudriez quHls fissent pour tous.
« Riches ! secourez les pauvres, préoccupezvous d'eux, songez à eux constamment, améliore; leur condition par vos efforts continuels, pe soyez ni égoïstes ni orgueilleux. Pauvres ! ne soyez pas orgueilleux non plus ; acceptez fraternellement un concours fraternel ; no découragez pas par votre raideur et votre dureté ceux qui désirent et cherchent votre bien. Forts ! secourez les faibles, tendez-leur la main, offrezleur un appui généreux. Majorité ! tolérez les minorités, la liberté de leurs oppinions leur est acquise. Minorités ! ne vous insurgez jamais contre la majorité. Caria volonté du peuple ne peut évidemment se manifester que par son vœu. Ne pas aeeepter le nom de la majorité c'est se révolter contre le principe fondamental de notre République : Xa souviram&ié 4u peuple, d 16 Àwiê.