‹ La presse de 1848Chapitre 21 sur 118 · S. Lb POLicfiiNBLLB. — Rédacteur · texte numérisé non relu

S. Lb POLicfiiNBLLB. — Rédacteur

Carré. — Rien, rien, rien. — L'auteur de cette feaiUe doit avoir au moins ésax bosses ; mds il lui msmqne celles de Tesprit et du bon ^na.

161. —La CGifSTiTUTioif. —Journal devant paraître le jeudi et le dimanclie. Rédacteur en dMrf : Dmioyer; gérant Alexandre Deianche.

âans importance.

1 62. — 1^ ranPEB. — Jowmal du «otr, et ne eoalemmt que des nouvelles. -> Gérant : Charles Thorez, qu'il ne faut pas confondre avec le VFai Thoré. Il donnait assez volontiers des extraits pris dans les journaux cananeés.

Dès le 3 mai ce journal avait pour tiù'e :

Lb pboplb fbawçais. — MuHetin de l^ Assemblée nationale; en tête se trouve une vignette représentant un lion couché qui tient sous sa griffe le vote universel. — Ce numéro contient un article politique intitulé : l'Amour de la patrie ; c'est peut-être le seul exemple de patriotkme mii à desinstincts de socialiste. Voici comment se termine cet article :

« Cest une des plus importantes affaires du ^uvernement de prévenir l'extrême inégalité des fortunes, non en enlevant les trésors à leurs possesseurs , mais en ôtant à tous les moyens d'en accumuler ; ni en bâtis>jant des hôpitaux pour les pauvres, mais en garantissant les citoyens de le devenir. Les hommes inégalement distribués sur le territoire et entassés dans un lieu, tandis que les autres se dépeuplent; les arts d'agrément et de pure industrie favorisés aux dépens des métiers utiles et pénibles; l'agriculture sacriûée au commerce ; le publicain rendu nécessaire par la mauvaise administration des deniers de l'État; ^fin, la vénalité poussée à de tels excès, que la coi^ération se compte avec des pistoles^ et que les vertus

mêmes se vendent à prix d'aigeui ; telles sont les causes les plus senubles de l'opulence et de la misère, de l'intérêt particulier substitué à l'intérêt public, de lahaine mutuelie descitoyens, de leur indifférence pour la cauae commune, de la corruptioa du peuple et de l'affaiblisBeBiffiiL de tous les ressorts du gouvernement. »

Vers la fin de mai^ la vignette disparaît, et le citoyen Thorez aussi. — Les bureaux eux-mêmes sont changés ; de la rue du Doyenné on les transporte place de la Bourse. — Dans le numéro du 26 mai, nous trouvons sur le gouvernement provisoire ces lignes signées D. R. :

« Qu'est-ce que ces hommes ont su faire ?

a Rien d^appUcabie, rien d'utile, rien de grand n'est sorti de leur cerveau stérile.

a Ils ont eu en main une dictalw^e suprême, illimitée. La France tout entière leur jetait à pleines mains la toute-puissanee , l'omnipotence. Qu'en a-t-on fait?

a Ils ont comme gouvernement provisoire :

(c Gaspillé nos ressources financières ;

« Détruit notre crédit ;

« Ébranlé les bases de la société qui repose sur la propriété et le travail;

a Bouleversé notre législation sans système, sans plan, méthode ;

« Ils ont abusé du despotisme, du cumul, jadis objet de leurs anathèmes.

(f Nous ne sommes donc pas saiisfails ?

a Ajoutons que, pour débrouiller ce chaos, pour faire l'ordre dans ce désordre immense, nous avons une Assemblée de neuf cents représentants. Assemblée trop nombreuse de moitié, mi-partie d'hommes nouveaux et d'anciens députés ; deux brigades qui s'observent, se craignait et se méprisent peut-être. L'unité, la concorde sortiront-elles de ees éléments contraires ? Le doute est permis.

a Aussi nous le répétons , nous ne sommes pas sati^ts »

Ce- Feuple français dont wom parlons avait poin* gérant, M. Dubreuith.

Enfin, nous le retrouvons en juin auprès de son berceau, rue du Doyenné, avee son gérant Charles Thorez. — U ne contient plus que des nouvelles et des repseductioBs. — Mort en juin, il renaît au 30 août. — Ce journal nomaée attrait peut-être été légitimiste s'il avait pu être quelque chose.

9 Mm.

163. — P. L'âCHo BU PSUPLR. — Jùumal dês isuérêu nwra»» et maHérieU^ ayant pour

ilBVUB DES lOlILNAVX.

^eWT^lA^ > êmmnet^ Q'eii piféwiw. ^ Rëdaotaur Q9 i^i ; limité Araoui, ci-devant comte d.e gfiint^Mliano« Qic-rédacteur de la Presse.^ Feuille modérée, bien écrite et publiée aux Batjg^plies. Nous aimons toujours avoir mettre les intérêts morau^K avant les intérêts matériels du peuple. •«- Tout le problème des socialistes est de vouloir bire du vetUre la tète ; du cœur, ils s'en soucient peu.

il Mai.

i64. r^ JOORNAIi UniVERBIL ]>'ANK0NGB8 ,

qUQiércKspécimeQ, signé Delaroche.

12 if ai.

i&b.^ L'IiBCTBun, ^ Journal de la Con«liMion. Recueil in-S*^ de jurisprudence électorale.-"ûireoteur : Pagnaneili Zicavo. Quand je voisdes Allemands ou des Italiens &ire delà propagande* ebez nous, il me prend toujours fantaisie de leur dire : De quel droit venez-vous nous ennuyer; si vous ne voules pas de votre patrie ou si votre patrie ne veut pas de vous, est-ce une raison pour venir révolutionner la nôtre) im-Nuus avons déjà à Paris 60 ou 80 mille étrangers n'ayant ni feu, ni lieu, qui, comme vous, ont tout à espérer du désordre, rien de Tordre et de la prospérité publique. — Ils sont, par la nature des choses, nos ennemis politiques et sociaux. «^ Qu^ils restent chez nous, soit! — Mais qu'ils ne s'occupent point de politique , c'est-à-dire des questions qui exigent le plus de patriotisme vrai, de chauvinisme , si Ton veut, et d'esprit national.

13 Mai.

i 60. — Lb PBTIT MONITKini BBS COmiUNBS.—

Réimpression de la par lie oHicieiie du Moniteur ^ avec une analyse des séances de l'Assemblée nationale. —Gérant : H. Auroux.

14 Mai.

Demain 15 mai le palais de l'Assemblée nationale sera envahi ; on tentera de dissoudre la Chambre ; du haut de la tribune on décrétera 11» milliard d'impôts sur hs riches ; les propriétaires et les bourgeois seront mis hors la loi ; enfin un gouvernement révolutionnaire composé, on ne sait par qui ni pourquoi, des citoyens Barbes, Blanqui, Raspail,Sobrier, Thoré,Ledru- Rollin, Louis Blanc, Albert, Pierre Leroux, Proudbon, Caussidière, Flocon, Cabet, Ribeyrolles, etc., etc., essayera de s'installer à THôteld&^ Ville.

Voici donc venir :

167.— S. Lb journal bbs jacobins, qui s'écrie prophétiquement :

« Fraternité aujourd'hui ou jusHce dfmatt^ !»

Ce journal avait pour épigraphe ces dernières paroles de Robespierre : « Je succombe sans rea gret, je vous laisse ma mémoire ; elle vous « sera chère, et vous la défendrez. »

Il se proposait :

<!c De réveiller ces héroïques montagnarde! qui «t périrent en 93 avec la liberté vaincue. »

Gérant : Pitois Christian , ex-secrétaire du inaréchal Bugeaud, et présentement transporté.

168. — Le musée du peuple. — Recueil hebdomadaire dans le ^enre du Magasin poli--. Hquê.

169. — P. Le drapeau national, écho de$ gardes nationales de France. — Il s'appela d'abord le Drapeau de la République^ et vécut jusqu'aux lois sur le cautionnement sans foira de bruit. — Il émettait plutôt des vœux que des doctriues, des espérances et des souhaits plutôt que des idées et des principes. -* Franchement modéré et ami de l'ordre, — Rédacteur : Demorgny, ouvrier. Le premier numéro n'a paru que le 28 mai.

170. — rS. Le censeur liÉPUPLiÇA^N. —Rédacteur en chef : Ch. Cellier. —Voie; sa profession de foi :

« Nous sommes républicains radicaux, républicains démocratiques dans le sens le plus avancé du mot. Nous serons au besoin les républicains des coups de fusil et des barricades, car nous croyons que la révolution n'a pas le droit de déposer les armes avant d'avoir achevé sa conquête , et que , devant des résistances égoïstes et libertîcides, Pinsurrection est et ser^ toujours le plus sacré des devoirs, if

Ce journal avait principalement pour but de combattre le cumul et le népotisme; il fait la guerre aux quatre Marrast , aux quatre Arago, aux trois Isambert, aux trois Regnault, dits pàtç Regnault^ etc., etc. — Nous trouvons dans l'unique numéro de cette publication un article de M. Lascanne fils, qui demande que les ouvriers soient admis au partage des bénéfices dans toutes les industries. — C'est du socialisme de la veille, car on sait que ce fut là le point de départ de toutes les écoles.

171. S. L'avant-garde de la république, journal spécial de la garde nationale mobile^ — Rédacteur en chef ; L. DourioU Organç mort-né d'un socialiste très-éclectique.

13 Mai,

172. —P. l'indépendant.— Ayant pourdr*^ peaux» liberté» vérité I — Gérant : Fellens. -«

48 BULLETIN DE CENSURE

Journal franchement républicain, rien de plus ;

je dis nul et insignifiant.

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