Conservateur littéraire. Tome I, p. 184 (fév
sous LA RESTAURATION 251
A la même époque, apparaissent les premières traductions de Byron. En janvier 1817, la Quinzaine littéraire, dirigée par Amar, donne un article sur Zuh'ika et Sélim, ou La Vierge d'Ahydos, traduction Thiessé, — article très sympathique. Le même périodique, en novembre 1817, parlera de Manfred, et en janvier 1818, des Plaintes du Tasse. Ce dernier compte rendu, signé Weyland, témoigne d'une réelle intelligence de Byron. Le Lycée français publie, en 1819, une analyse de Mazeppa, et donne à cette occasion une notice sur le poète anglais. L'article se termine par l'appréciation suivante :
Les passages que nous venons de traduire suffisent pour faire connaître et l'ouvrage et le talent de l'auteur. Lord Byron paraît manquer surtout de règle dans l'esprit comme dans les habitudes de la vie. Il est trop paresseux et trop fantasque pour s'astreindre à la correction, trop insouciant de l'opinion pour faire cas de la critique et de ses lois ; mais il est grand poète, surtout peintre habile, et, ce qui n'est pas commun, original dans la description. Voilà la première chose que l'on sente en le lisant ; la seconde, c'est que lorsquela nature jette à travers un siècle quelques hommes si terriblement doués, elle les destine à être lus plutôt que pratiqués (1).
Le même périodique publie une note sur Don Juan (2), une traduction de Parisîna (3), et deux articles assez étendus sur Manfred, écrits à propos de la publication des Œuvres de lord Byron, traduites de Vanglais, par Amédée Pichot et Eusèbe de Salle, et imprimées par