‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 106 sur 182 · Id. Ibid., p. 215, 263. Cette traduction est signée B. S · texte numérisé non relu

Id. Ibid., p. 215, 263. Cette traduction est signée B. S

Ladvocat (1). Les articles, d'ailleurs, ne se composent que de citations, et d'analyses ; on y cherche en vain un jugement.

Mais dans le Conservateur littéraire, Alfred de Vigny donne un intéressant article sur Byron. Il en sent justement la véritable nouveauté.

L'œuvre d'un homme de génie, dit-il, le représente tel qu'il est dans la solitude en face de lui-même, se sentant assez fort contre son siècle pour ne pas se déguiser avec lui ; et si jamais homme se peignit dans ses œuvres, c'est lord Byron. La poésie de cet homme extraordinaire est harmonieuse et riche ; elle entraîne par la chaleur et la pureté du style ; elle enchante par la grâce et la vérité de description ; mais cette poésie attachante n'offre qu'un charme perfide, elle laisse dans le cœur une tristesse profonde, car une âme malheureusement affectée a douloureusement pesé sur la vôtre.,. Où la nature se montre, là, a-t-on dit, est la vraie poésie, et la nature tout entière trouve place dans la composition de lord Byron ; tous les lieux sont à lui ; il trouve et signale avec vigueur le trait caractéristique qui les peint à l'imagination, et sa poésie qui change de rythme en changeant de tableaux, complète l'illusion.

Vigny signale ensuite l'intérêt et la variété de différents poèmes de Byron ; puis il passe aux défauts, et reproche à l'auteur de Lara le manque de plan, à celui de Beppo et de Don Juan le manque absolu de moralité. Il termine en annonçant un second article, qui n'a point paru (2).

On trouvera^ en 1824, au tome second de la Muse française, un article sur Gordon, lord Byron, dont l'au-

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