‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 109 sur 182 · Lycée français, tome IV (7820), p · texte numérisé non relu

Lycée français, tome IV (7820), p

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Du côté des libéraux classiques, L. Thiessé reproche à Lamartine de ne faire « que des excursions vagues et indétermiaées dans le domaine de l'imagination. » II ajoute : « Le retour continuel des mêmes idées a jeté sur tous ses vers une couleur uniforme, et de cette uniformité il est résulté quelque monotonie. » C'est un écrivain jeune, possesseur d'un instrument assez juste, dont certaines pièces rappellent, de loin, Louis Racine, Lebrun, Delille, Roucher, etc...« Nous lui conseillerons de se faire, avant tout, des principe sûrs, et de suivre une bonne école. 11 lui arrive souvent de donner dans des fautes de goùl, qui pourraient déceler en lui du penchant pour le genre romantique ; c''est un tort auquel il faut qu''il réfléchisse, avant que le mal ne devienne irrémédiable... » Il cite quelques mauvais vers (que nous jugeons admirables aujourd'hui) ; il loue Je début de VEpitre à Byron, le Golfe de Baïa. Mais la partie vraiment intéressante et instructive de l'article, est celle où Thiessé relève dans les Méditations un certain nombre d'imitations ou de réminiscences de Ghênedollé, de La Harpe, de Delille, de Roucher. J'y renvoie tous ceux qui veulent étudier les sources des Méditations (1).

Genoude,dans le Conservateur (politique), met Lamartine au même rang que Byron. Mais Byron « appartient aux doctrines du mal... son talent qui lui avait été donné pour conduire, égare... Il a peint la nature telle que l'athéisme nous l'a faite, et dans ses ouvrages le système de la fatalité s'est reproduit d'une manière plus sombre que dans les anciens.» On admirera la parfaite justice de ce jugement. « La poésie de Lamartine est à celle de Byron ce que le délire est à l'enthousiasme . La vie, dans le poète anglais, est un instrument de sup-

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