Conservaieur (journal politique), tome VI (1820), p
sous LA RESTAURATION
on cherche ceqiiil dit après qu'il a parlé. Et que direzvous, plus loin, de l'invitation faite au Lac de garder le souvenir d'une nuit ? Qu'il soit dans ton repos, qu'il soît dans tes orages, dans V aspect de tes riants coteaux, dans les bruits de tes bords, dans l'astre au front d'argent! Le souvenir dans l'aspect /dans le bruit ! dans l'astre !.. Je ne sais si ce souvenir restera dans la lune ; mais je serais bien trompé s'il restait dans la mémoire des gens de goût (1)...
Pour bien juger de la valeur relative de ce jugement porté sur Lamartine par E. Dupaty, il faut savoir que cette exécution est précédée de l'éloge lyrique des poésies de M. Pers eval, de M. de Ségur, de M. le chevalier Dupuy-des-Islets^ de M. Saintine,de M. Viennet, — et suivi de l'éloge également enthousiaste de vers de M. Fabien Pillet, de M. Vial, de M. Famin,de M. Campenon.
Tissot reconnaît que les Méditations lui produisirent à la première lecture, une impression très favorable. Mais il les a relues, et il va se montrer sévère. D'abord, dans les Méditations, il n'y a point d'ordre ni de composition. Exemple : la pièce sur l'Homme, à Byron ; l'attente du lecteur est trompée. L'auteur s'écarte à chaque instant de son dessein. Tissot va plus loin dans la critique; il soutient que les jeunes poètes contemporains savent peindre (ils sont élèves de M. de Chateaubriand et de Delille), mais ignorent le langage des passions.
Ainsi dans la poésie de M. de Lamartine, les réflexions générales sont écrites avec feu ; la peinture de l'amour, et surtout celle des derniers moments de l'objet aimé est de glace... L'école actuelle ne fait bien parler que l'es-