‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 116 sur 182 · Lettres champenoises, tome XIII (1823), p · texte numérisé non relu

Lettres champenoises, tome XIII (1823), p

2. Revue Encyclopédique, tome XV (1822), article sur Odes et Poésies, 1822.

quelques réflexions consacrées au sujet même, le critique félicite Lamartine d'avoir senti que « cet événement, dépourvu d'action, n'était point dramatique, mais qu'il pouvait fournir à la poésie philosophique les plus brillantes inspirations... »

Il en a tiré des beautés qui, quoique placées souvent dans un vague idéal et mystérieux, n'en frappent que plus vivement rimagination. Je n'ai trouvé rien de faible ou de disparate dans ce poème... Je ne vous parlerai pas du style; il est pur et laisse peu de choses à désirer; mais c'est un des moindres avantages de l'auteur. M. de Lamartine est le poète de l'inspiration, et c'est sous ce rapport qu'il faut le juger; ses idées, ses conceptions, tous ses mouvements portent l'empreinte du génie poétique; la nature l'a fait poète, et ce qui le prouve, c'est que son imagination, quoique vive et brillante, ne l'égaré jamais dans les sentiers du faux goût, ou des mauvaises écoles dont notre siècle abonde, La traduction de ses inspirations, sous le mécanisme du rythme et de la rime, est donc un objet peu important chez M. de Lamartine; mais il faut être à la hauteur où il s'est placé pour que la critique littéraire n'y tienne aucun compte du mérite de bien tourner un vers (1).

Mais, sous la signature G. J. (qui est peut-être celle de Camille Jordan lils), les Annales publient une critique pédantesque de la Mort de Socrate. G. J. tout en se défendant « de rouvrir la querelle qui s'est élevée entre le style classique et le style romantique », se demande « si cet effort pour ouvrir des routes inconnues n'est pas plutôt un signe de décadence qu'un moyen de perfectionnement? » Lci-dess'i3, il parle du siècle d'Auguste, de Lucain, de Stace et de Glaudien. Il oppose,,

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