‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 118 sur 182 · Éd. Hachette, 1898, p · texte numérisé non relu

Éd. Hachette, 1898, p

2. Annales de la littérature et des arts, tome XIII 1823), p. 44.

sous r,A RESTAURATION

el littéraire sur Vannée JS?3. L'auteur, le baron Trouvé (1), loue largement Ancelot, Guiraud, G, Delavigne ; arrivé à Lamartine, il écrit :

Pourquoi le talent, dont l'apparition avait été si éclatante dans ses Premières Méditations, s'est-il écarté de la route du vrai, du naturel, dans laquelle il est si digne de marcher ?... Jamais nous ne croirons commettre une injustice en rappelant à de jeunes écrivains qu'ils n'ont pas encore acquis le droit de faire autorité, et que nous préférons à d'ambitieuses innovations les vieilles lois consacrées par l'exemple de Corneille, de Racine, de Voltaire et de J.-B. Rousseau (2).

Il y a dans cette rigueur une vengeance de coterie, une question de boutique. Lamartine veut rester indépendant. Il a sans doute refusé de s'inféoder à la Société des Bonnes Lettres comme à la Muse française (3).

Plus critique, dans sa sévérité un peu narquoise, est l'article que L. Thiessé consacre, dans la Revue Encyclopédique, aux Nouvelles Méditations . L. Thiessé rappelle d'abord l'article qu'il a écrit, trois ans auparavant sur les Méditations, et les conseils qu'il avait alors donnés à l'auteur. Les Nouvelles Méditations lui semblent plus fortes et d'une plus haute portée que les premières. Mais il juge que « les défauts de l'auteur ont suivi la même progression que ses beautés ; ce qui n'était que vague dans les premiers essais, est obscur dans les seconds ; ce qui ne fut que singulier est aujourd'hui bizarre... Tantôt, l'auteur se perd dans les nues; tantôt il tombe dans une simplicité qui approche du vulgaire, je dirai même du trivial... Une monotonie

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