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Telle est la méthode des classiques de cette époque, qu'ils appartiennent comme Tissot au gi'oupe libéral, — ou comme Géraud, au parti monarchique. Les uns et les autres d'ailleurs sentent que V. Hugo n'est inféodé pour le moment à aucune coterie politique : il s'est détaché de la Société des Bonnes Lettres qui espérait continuer à couver ce jeune talent orthodoxe, — et il fait la sourde oreille aux avances des libéraux qui consentiraient tout au plus à lui faire une petite place après Casimir Delavigne.
Quelle était, vers cette époque, l'attitude du Globe, l'organe des doctrinaires ? Sainte-Beuve — que nous allons retrouver — n'y faisait pas, en 1824 et 1825,decritique littéraire. Rérausat et Dubois s'y partageaient, avec Ch. Magnin, l'examen des poètes et des dramaturges. Or, voici qui est bien caractéristique de l'attitude du Globe en 1825. Rémusat publie cette année-là trois articles importants (22 janv., 12 et 22 février)sous ce titre: De Vétai de la poésie française (1). Le premier de ces articles contient d'excellentes réflexions générales sur la nécessité de l'inspiration et de l'originalité ; nous en avons cité quelques lignes au chapitre précédent (2). Le second est une définition plus particulière du lyrisme, dont Rémusat semble avoir bien saisi l'élément personnel. Après avoir constaté que nous n'avons point de poésie épique, Rémusat, tout en accordant que nous avons une poésie dramatique, ajoute :
On pourrait dire que le poète ne se met tout entier que dans la poésie lyrique ; c'est dans celle-ci qu'il est chose légère, qu'il vole çà et là et se pose en tous lieux. Permis à lui de décrire, de raconter, de rêver, pourvu que tôt