Mercure du XIXs siècle, t. IX (1825), p
à propos de la publication de Trois Epîtres de Lamartine, attribue le succès des Premières Médi talions à la coterie, el préfère de beaucoup les Secondes Méditations et Childe-Harold (1).
Le rédacteur du Globe, Ernest Desclozeaux, est, lui aussi, un érudit en littérature anglaise : il a publié en 1824, 1825 et 1826, six articles considérables sur Shakespeare (2). Nous pouvons donc l'en croire quand il accuse Lamartine de ne pas comprendre Byron et de méconnaître son dessein :
M. de Lamartine, dit-il, n'est pas de son siècle, et comme Byron était essentiellement l'homme de son époque, il nous fâche de le voir jugé par des opinions déjà vieillies, par des préjugés morts depuis longtemps. L'esprit de M. de L... s'est arrêté dans la rêverie; il est parfaitement étranger aux idées de liberté qui font la gloire de notre âge.
Il lui reproche de transformer Byran « en un moine superstitieux qui a peur de l'enfer... et de lui donner envers l'Italie des sentiments faux (3), »
Le Chant du Sacre est très sévèrement accueilli par E. Géraud, dans les Annales. Sans doute, Géraud, en bon royaliste, approuve le fond; mais il critique le poète sur le choix de ses expressions et sur la pureté de son langage. Il épluche un certain nombre de vers, dans lesquels il sigua'e des solécismes. Il lui oppose des vers de Voltaire, tirés du poème de Fontenoi. Selon lui, Lamartine travaille trop vite ; et Géraud conclut par le
1. Mercure du XIX' siècle, t. IX (1825), p. 531. Cf. à propos de ces Epîtres, le Globe, du 24 sept. 1825.
2. Globe, 27 nov. et 25 déc. 1824,-5 fév. 1825,-19 août,9 sep terabre, 19 octobre 1826.