Id., tome VIII (1819), p
3. Id., tome VI (Ib'ig), p. 218, Ne pas confondre cet O. avec celui du Globe (Duvergier de Hauranne). Sur la Jeanne d'Arc de Davrigny, cf. un article de L. Thiessé. jRei'ue encyclopédique, tome III (1819), p. 508.
sous LA RESTAURATION 321
Espagnols enfin, que Calderon et Lope de Véga sont, avec des éclairs de génie, des auteurs extravagants, il faudrait commencer par leur prouver qu'ils doivent cesser d'être Français, Anglais, Allemands, Espagnols. En effet, la source de l'idolâtrie de chaque peuple pour ses premiers auteurs dramatiques, vient de ce qu'ils ont réussi prodigieusement à mettre en action, outre les idées et les sentiments communs à tous les hommes, les nuances de sentiments et d'idées qui constituent pour chaque division d'hommes appelée peuple, son individualité nationale. Aussi les étrangers les plus instruits de la littérature d'un pays n'en comprennent-ils jamais que fort imparfaitement le théâtre.
Le principal mérite des poètes qui en font la gloire, non seulement n'est point senti, mais est blâmé par eux, comme fondé sur des rapports intimes qui leur échappent ou qui leur sont même antipathiques.
... Les dramatistes nationaux doivent continuer à marcher dans les voies littéraires de leurs devanciers, tant que leurs compatriotes continuent à marcher dans les voies morales de leurs aïeux. Et si quelque chose prouvait manifestement que la Révolution, en améliorant les mœurs des Français, ne les a point changées ; c'est que leur culte pour Molière, Corneille, Racine et Voltaire, est toujours le même, ou pour mieux dire, qu'il a en quelque sorte redoublé (1).
A propos d'une traduction du Guillaume Tell de Schiller par Merle d'Aubigné, Aignan prouve le même sens du relatif, en louant ainsi Schiller :
C'est un art désordonné, mais qui a ses lois et sa science cachée. Je ne conseillerais pas à l'écrivain dont le talent n'aurait pas été mûri par l'étude et par l'observation, de se fier à l'apparente facilité de ces tableaux, pour les