‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 154 sur 182 · Id., t. XXXII (1828), p · texte numérisé non relu

Id., t. XXXII (1828), p

sous LA RESTAURATION 329

français par A. Stapfer, les Annales admirent l'épisode de Marguerite, et déclarent tout le reste barbare (1). Olga d'Ancelot est vivement critiquée ; « l'auteur n'est bon que lorsqu'il redevient classique > (2). Enfin, donnons le jugement des Annales sur Henri III.

[Ce drame] fera-t-il époque dans la carrière théâtrale ? Annonce-t-il un de ces génies créateurs auxquels il est donné d'ouvrir des routes nouvelles^ et qui ne reçoivent de lois que d'eux-mêmes ? Quelques enthousiastes le prétendent et se plaisent à le proclamer... Vingt vers de Cinna, de Britannicus, de Mérope, en diront toujours plus à l'esprit que cette prose cousue de lambeaux d'histoire travestie et défigurée (3).

Le Mercure du XIX^ siècle publie sur Cromwell l'article le plus incohérent qu'on puisse imaginer, — singulier mélange de reproches sans discussion et d'éloges sans justification. Il est difficile de découper dans cet article un passage vraiment critique ; nous en citerons seulement la conclusion :

Mais, nous dira-t on, M. Hugo est donc un homme sans talent? Hélas ! non, messieurs, nous qui tranchons les mots, nous vous dirons même que c'est un homme de génie... Cet ouvrage est un des livres les plus hauts elles plus défectueux, une des productions les plus pernicieuses à l'art et les plus honorables à l'auteur; enfin un drame de l'elfet le plus manqué et de la pensée la plus forte (4).

Mais dans la Revue Encyclopédique, Chauvet consacre un article très judicieux à la Préface et au drame de

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