‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 155 sur 182 · Id... t. XXXIV (1829), p · texte numérisé non relu

Id... t. XXXIV (1829), p

4. Mercure du XIX' siècle, t. XX (1828), p. 33. Cf. Lettre au Mercure sur Cromwell par E. Deschamps, t. XX, p. 289.

Cromwell. On peut lire avec intérêt, encore aujourd'hui, sa discussion du grotesque. Sur le drame lui-même, Chauvet est assez sévère ; — quelques-unes de ses observations témoignent d'une grande timidité de goût ; — mais, pour notre objet, voici le passage le plus caractéristique :

Qu'est-ce qu'une pièce qui n'est pas propre à être représentée ? Le premier mérite de l'artiste n'est-il pas de remplir les conditions de l'art? A force de vouloir faire du drame un moyen d'enseigner l'histoire, nous n'aurons bientôt plus ni histoire, ni drame... Si vous retranchez du problème les conditions nécessaires pour le succès du théâtre, vous éludez la question... Certes, M. Hugo, dans son Cromwell a fait preuve d'un rare et vigoureux esprit; mais il a prouvé aussi qu'il n'a pas une idée juste de ce qui convient à la scène. Pour cueiUir la palme qu'il ambitionne, il lui faut, je ne dirai pas plus de talent, mais un plus heureux sujet et un meilleur système (]).

§ 2. — Fond nouveau : forme nouvelle.

Pour le Conservateur et la Muse française, je me contenterai, comme plus haut, de renvoyer au travail de M. Maurice Souriau sur la Préface de Cromwell : dans son Introduction, il a analysé et reproduit en partie ce qu'il y a de plus intéressant dans les articles de V. Hugo. Je souscris entièrement à ses conclusions.

Cependant, dès 1819 et 1820, la question du drame romantique est posée par les rédacteurs du Lycée français. On est assez surpris de trouver sous la signature de Brifaut, l'auteur de Ninus II, la réflexion suivante : « Il faut désormais pour mériter notre attention que le

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