Lycée français, tome I (1819), p
2. Tablettes universelles, n» 30 (1823), p. 341 (article réimprimé dans Critiques et Eludes, 2* éd., I, p. 211).
y entrent avec ardeur ; mais qu'ils songent bien, en essayant de rajeunir la tragédie, qu'un sang nouveau ne peut couler dans des veines vieillies (1).
Enfin n'est-ce pas à Rémusat qu'il faut attribuer un article anonyme consacré à deux ouvrages très différents, dont la comparaison fournit au critique d'excellentes réflexions ? Il s'agit d'une tragédie d'Ancelot, le Maire du Palais, et du second drame de Manzoni, les Adelchi.
...M. Ancelot a fait abnégation des convenances particulières de chaque sujet, en faveur de je ne sais quel moule uniforme, où doivent être jetées toutes les conceptions dramatiques, quelque diverses qu'elles soient, pour en sortir avec la même figure. — Plaignons-le de ne pas s'être senti uneforce d'esprit assez indépendante pour sortir des voies battues, et ne connaître d'autre loi que celle de son sujet même. Triste "manie de bâtir éternellement d'après le même plan que les devanciers, de se mettre à l'étroit pour le plaisir d'y être, de faire tomber l'art en métier, et les nobles jouissances du théâtre en un ennui de convention, qui n'est diversifié que par le jeu des acteurs... Ici, comme ailleurs, c'est la vérité qui réclame contre le préjugé, et qui doit en rester victorieuse. La question des littératures modernes, pour les esprits un peu accoutumés à la spéculation, se rattache intimement à toutes les hautes questions qui agitent aujourd'hui le monde. Elle en aura le sort. Résolue dans la théorie, longtemps avant de l'être dans la pratique, elle finira par cesser d'être une question, l'on s'étonnera qu'elle en ait été jamais une (2).
A partir de 1824, le seul organe vraiment intéressant à consulter sur cette question de renaissance dramati-