Globe, 10 juin 1826 (même titre
2. /d., 29 juin et 1" juillet 1826 (Sur les tragédies de Manzoni) 1. M., 21 mai 1825.
sous F.A RESTAURATION 347
Quelques jours après celte annonce, le Globe publie un article signé J.-J. A. (Jean-Jacques Ampère). Voilà enfin, dit Ampère, un exemple des théories romantiques?
Il semble impossible, après l'avoir lu, de ne pas convenir que sous des formes très différentes de celles de notre comédie, on peut mettre beaucoup de vérité et de finesse, et être très amusant sans imiter Molière et sans rappeler M. Duval. On n'y veut rien prouver, rien établir, rien combattre : on se borne à peindre d'une manière piquante, rapide, quelquefois profonde, des sentiments, des passions, des ridicules. Cependant un peu de sécheresse et de hâte ; mais ces défauts mêmes reposent des lourdes déclamations du théâtre actuel (1).
Un abonné, quelques jours après, ajoute aux éloges d'Ampère une très juste observation critique :
...Je ne crains pas d'avancer que l'auteur est, avec W. Scott, l'écrivain moderne le plus éminemment vrai. L'apparition de Waverley fît, il y a quelques années, une révolution dans toute la partie épique de notre littérature, en nous montrant une vérité jusque-là inconnue dans les mœurs et les caractères. L'auteur du Théâtre de Clara Gazul complète cette évolution, en portant cette même vérité dans les passions et par contre-coup dans le drame (2).
C'est avec la même faveur que le Globe accueille les Barricades de Vitet (3), les Proverbes dramatiques de M. Leclercq (4), les Soirées de IVeuilly de Dittner et Gavé, que louera Vitet lui-même dans un long article,