‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 170 sur 182 · Mercure du XIX' siècle, t. XXVI (1829), p · texte numérisé non relu

Mercure du XIX' siècle, t. XXVI (1829), p

envisager ses sujets plutôt en poète épique qu'en poète dramatique.

M. Victor Hugo a fait recevoir au Théâtre Français Ernani ou la Jeunesse de Charles-Quint... L'auteur se propose, dit-on, de mettre en drame la maturité et la vieillesse de cet empereur dont Robertson fut l'historien, et de parfaire ainsi, à la façon de Beaumarchais et de Schiller, la trilogie de son héros mourant enfin dans la solitude monacale au Couvent de Saint-Just qu'il émerveilla tout vivant du faste de sa cérémonie de mort (1).

A quelque temps de là, nouvelle annonce d'Hernani (dont le nom apparaît pour la première fois avec son H initiale).

Ce sera un grand jour que celui de cette représentation, où le classique et le romantique combattront en bataille rangée. Plaise au vieux et au jeune AppoUon que là s'éteigne la guerre civile de la littérature (2).

Assez banal d'ailleurs est le compte rendu de la première d'Hernani dans le Mercure du XIX^ stecZe ; l'éloge y sent la camaraderie. Je ne vois qu'une remarque intéressante à extraire de cet article ; le rédacteur constate que Hugo, dans ce drame, est moins hardi que dans la Préface de Cromwell (ce qui est très juste, surtout en ce qui concerne le mélange du grotesque et du sublime) ; mais ajoute-t-il, V au leur a dû être pru^ dent (3),

Le Mercure insère, dans la suite, plusieurs notes qui peuvent servir aux historiens du drame romantique, sur

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