‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 20 sur 182 · Minerve, t. I, p. 13 (février · texte numérisé non relu

Minerve, t. I, p. 13 (février

3. Hatin. Bibliographie, p. 346 (avec une citation extraite du Prospectus\

Dumoulin et Tissot passèrent au Constitutionnel, tandis que Benjamin Constant, Jouy, Aignan fondaient, avec Pages, un nouveau journal la Renommée, qui se réunit en juillet 1820 au Courrier français (1).

Cependant, le Mercure, remplacé par la Minerve, avait essayé de renaître en juillet 1819. Mais les rédacteur de la Minerve, qui se jugeaient seuls légitimes héritiers de l'ancien Mercure, protestèrent ; et voici ce que nous lisons dans le Conservateur littéraire, en décembre 1819 :

Un Mercure, né le 17 juillet 1819, a hérité comme on sait d'un Mercure mort le 31 janvier 1818; il se préparait à hériter encore de la vieille Minerve, que lui et tout le public croyaient morte depuis quelque temps, lorsqu'un acte rigoureux est venu lui révéler à ses dépens l'existence de la terrible déesse; celle-ci, furieuse de voir s'enfuir les abonnés, et ne sachant ce qui les effrayait, puisqu'elle a eu soin de cacher les serpents de sa Gorgone sous le bonnet de police de M.E... et le bonnet de liberté de M. T..., s'est imaginé qu'ils étaient attirés ailleurs, et que le Mercure ressuscité voyait revenir à lui ses fidèles. Le fait paraissait assez plausible, car on sait que Mercure s'amuse à voler aux dieux leurs bestiaux. Là-dessus dame M... a tenu conseil ; d'abord elle a agi envers l'Hermès de nouvelle fabrique, comme Ninon envers le fils de Gourville (dans le Dépositaire) ; elle a voulu lui apprendre à vivre. Hermès a répondu, comme Zamore àGuzman, en lui offrant de lui apprendre à mourir. Dame M. ..n'ayant pas besoin de leçon en cette matière, après avoir chanté tant d'exploits, s'est vue contrainte d'en rédiger un, comme dit M. E... ; en conséquence, un huissier est allé, de la part de dame M..., annoncer au pseudo-Mercure,

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