Id., VII (1824), p. 97. 14. Id., VIII (1S25), p
J.-A. Buchon (1) donne aux tomes II et III une suite d'articles sur VArt dramatique en Angleterre (2) ; puis une intéressante étude sur Manzoni (3) ; il analyse les drames dont il cite, en italien, quelques passages, et annonce la prochaine publication des Fiancés. Il voulait qu'on établît, au début de chaque année, une sorte de statistique comparée de la production littéraire dans toute l'Europe.
Le nom de Sénancour (4) apparaît fréquemment dans les premiers volumes du Mercure. On pourrait croire que l'auteur à^Ohermann a des vues intéressantes sur les nouveautés romantiques ? Il n'en est rien, et l'on ne reconnaît même plus en lui l'esprit critique fort étroit mais parfois intelligent, qui lui a dicté les observations sur le Génie du Christianisn^e {lSlô).To\ii est terne, incolore, indécis, imprécis, dans les doctrines comme dans la prose de Sénancour, de celui du moins qu collabore au Mercure du XIX" siècle, et qui est plutôt un adversaire qu'un partisan du romantisme. Entre autres articles de Sénancour, signalons ; Considérations sur la littérature romantique (5) , Songe romantique (6),
1. J.-A. Buchon (1791-1864\ avait déjà collaboré au Censeur européen. Ses articles sur VArt dramalique en Angleterre sont le résumé du cours qu'il venait de professer à l'Athénée. Ses voyages, à la recherche de documents pour une publication de Chroniques Nationales {1822-1829), l'avaient mis en contact direct avec les littératures étrangères, dont il fut un des plus intelligents vulgarisateurs en France.
2. Mercure du XIX" siècle, 11(1823), p. 18, 149,200, 351 463, 60; IH (1823), p. 75, 215, 415.