‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 83 sur 182 · Minerve Utléraire. Tome I (1820), p · texte numérisé non relu

Minerve Utléraire. Tome I (1820), p

des écrivains qui s'efforcent de corrompre le goût en France, appartiennent à une classe d'hommes dont nous nous honorons de ne pas faire partie. UAlala, le Jean Sbogar les Folies du siècle, ne sont pas nés parmi les libéraux. On nous permettra donc de jeter à loisir le ridicule sur les productions du même genre, sur les œuvres romantiques, qui fourmillent aujourd'hui parminous avec une déplorable abondance... (1).

Le Constitutionnel ira plus loin, à propos d'une comédie Les femmes romantiques :

Le romantisme n'est point un ridicule : c'est une maladie, comme le somnambulisme ou l'épilepsie. Un romantique est un homme dont l'esprit commence à s'aliéner : il faut le plaindre, lui parler raison, le ramener peu à peu; mais on ne peut en faire le sujet d'une comédie, c'est tout au plus celui d'une thèse de médecine (2).

C'est à peu près la même accusation de folie qu'on retrouvait déjà dans un article de Léon Thiessé sur les Tablettes romantiques:

Rien de plus sérieux, de plus morose que les écrivains qui prétendent former une nouvelle école ; pas un vers, pas une ligne de prose où l'on ne trouve des tombeaux, des ombres, des revenants, ou pour le moins des larmes, des gémissements éternels... La Muse française, jadis badine et folâtre, fidèle à la gaieté, organe d'une philosophie spirituelle et facile, peignait le caractère national. Des novateurs littéraires en ont fait une larmoyante déité ou une monotone furie.... L'école romantique est sur son sol naturel en Allemagne; en France, à l'exception d'un petit nombre de bons esprits qui ne se limite qu'à d33 tendresses judicieuses, et qui, pour s'ouvrir de nou-

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