‹ La presse littéraire sous la Restauration, 1815-1830Chapitre 94 sur 182 · L\ TRESSE LITTERAIRE · texte numérisé non relu

L\ TRESSE LITTERAIRE

de la légitimité, de l'infaillibilité et de la trinité des anciennes règles.

Au reste, ce n'est pas toujours contre le Mauvais que nos adversaires sont armés, c'est contre le Nouveau; comme si la pire de toutes les sottises n'était pas une vieille sottise! (1)

Suivant les uns, le mot classique est synonyme de perfection; suivant les autres, il doit servir d'épithète à une littérature calquée sur celle des Grecs etdes Romains. Le nom moderne de romantique a déjà aussi deux sens: tantôt on l'applique à une littérature née du christianisme et de la chevalerie; tantôt on affecte de s'en servir pour désigner les productions du mauvais goût le plus monstrueux.

La littérature romantique est celle qui présente l'expression de la société moderne, qui nous peint cette société, ou qui est au moins empreinte de ses couleurs...; elle puise ses inspirations dans les quatre sources d'émotions les plus puissantes sur le cœur humain : la religion, la patrie, l'amour, la mélancolie (2).

Enfin, dans un article publié en 1829, on lit cette énumération des sources du romantisme : « La religion chrétienne, — les idées religieuses de la Réforme, — l'influence de la conquête, — le sentiment de la personnalité introduit par les Barbares, — les mœurs chevaleresques, — l'influence des Maures (3). »

§ 3. — Le romantisme « doctrinaire ».

On ne s'étonnera pas de trouver chez les doctrinaires quelques-unes des opinions libérales ou purement romantiques, puisque les critiques des Archives, du Lycée,

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