SOCIÉTÉ DU PETIT PARISIEN ET D’ÉDITIONS
Dégrr CRÉDIT Frais généraux .... 9.159.831 98 | Rapport antérieur.. 1.117.995 06 Amortissements ... 2.077.897 14 ER ; ; Mer Solde disponible ... 1.195.920 90 Bénéfice d’exploitat. 11.315.654 96 Ers 12.433.650 02 rs es 12.433.650 02
(Source: fiche S.E.F., p. 70, octobre 1937, 13° édition.)
Perir Jouxnaz (Société anonyme du)
ACTI“ PASsrr Propriété du Petit Capitai-FUNXE FAC 12.300.000 » Journal ........ 500.000 » | Obligations 5 % 1931 11.321.000 » Immeubles ........ 12.100.000 » :
Matériel et Mobilier 9.753.774 70 | Amortissement du Marchantlises entmas matériel ........ 6.544436 25 gasin .. or e 1.546.369 » | Coupons et amor- Caisse et banques .. 364.875 21 tissements arriérés 1.048 80 Valeurs en porte- Le Le TC 900.846 60 Créditeurs ........ 10.318.139 72 Débiteurs divers .. 7.037.544 22 | Divers et provisions 197.649 » 4 » * Comptes d’ordre Œ 855.816 21 Caütibanements® des Cautionnements div. 51.285 15 dépose: 9 Perte antérieure ... 393.802 01 SR AP ae | rsse Perte OR 8.705.957 55 | Comptes d'ordre ... 1.430.190.36 JS ds 0 2 42.210.240 65 ETSS eee 42.210.240 65
(Source: fiche S.E.F., p. 67, juillet 1938, 17°, édition.)
Nous pouvons cependant trouver dans la presse britannique quelques données susceptibles de servir de base à une étude sérieuse. Tout d’abord à deux reprises, au cours de ces dernières années, ont été publiés, par des organismes britanniques bien renseignés et dignes de foi, les comptes d’un quotidien à grand tirage considéré comme Journal-type. On a ainsi voulu ménager le secret de telle ou telle entreprise, mais les chiffres publiés ont été établis d’après des données réelles et permettent de tirer des conclusions intéressantes. La première étude a été faite par « The Economist » et date de novembre 1928; la seconde a été établie par le « Political and Economic Planning » (P. E. P.) et date de septembre 1935. Or, chose extrêmement intéressante, Lord Beaverbrook, rompant avec la tradition de sa profession, a fait publier un peu plus tard, en septembre 1937, un état des comptes du <« Daily Express », qui recoupe et confirme parfaitement les ordres de grandeur et les proportions respectives des chiffres précédemment mis en avant.
Examinons tout d’abord les comptes du journal type du nom de «Penny Daily», conçu par «The Economist ». Il s’agit d’un quotidien vendu un penny et tirant à 2.150.000 exemplaires, avec une vente nette de 2 millions, du format habituel et paraissant sur une moyenne journalière de 23 pages.
Dépenses :
PADierne le D Jtnuous: lc rmeishot £ 1.700.000 RAS DOS Ea 2e Momeulnte ons ma SALE 400.000 Productiont(machines etc): 222% CORNE Se. © 700.000 CEA CE ED D ln 2 ct RU im are 200.000 Services de publicité, salaires et commissions. 150.000 Services de manutention .......,............. 75.000 Frais divers (loyer, entretien, appointements de
AIDÉ CODE DE ne Gt eco e 175.000
Dépenses totales .......:..... 3:000.000
LE
Recettes :
Ventes nettes (0,6 d. par exemplaire).......... 1.550.000 Revenu.net de.la.publicité-#154 tuonceetiaæretr 3.000.000 Recettes [tutalest. eurent. Hu, 4.550.000
BÉNÉR COUILLES CORRE 1.150.000
Il est à noter que les différents postes de dépenses ne comportent que les frais de production réels, à l’exclusion des frais que l’on pourrait appeler « frais de propagande », destinés à augmenter la diffusion du journal et qui n’apparaissent que dans le compte de Profits et Pertes ci-dessous :
Bénéfice brut .45,.4412. 406 TGS 1.150.000 ASSUFANCES (DTIMESTAUMEClELD PMR EEE EE £ 500.000 Démarchage Re Re 150.000 RODECITÉ <a PR EN CE CCE 50.000 Béngfice nets ee RS ET ee 450.000
Nous commenterons plus loin l'emploi de ces bénéfices et leur ré-investissement en vue de développer le tirage. Nous nous bornerons, pour le moment, à l'étude des chiffres du bilan.
Les recettes de vente ont été calculées à raison de 0,6 d. par exemplaire, les 0,4 d. restant constituant la rémunération des intermédiaires. Par ailleurs, le montant des dépenses de papier, sensiblement exactes à l’époque, a pu être également estimé d’une façon très précise.
Ce qui ressort avec évidence à la lecture de ce tableau, c'est tout d’abord l'importance énorme des frais de papier
par rapport aux autres postes de dépenses (1) et lautre part l'insuffisance absolue des recettes nettes de vente, qui ne parviennent pas même à compenser les dépenses de papier. Par contre apparaît immédiatement l’importance cousidérable des revenus dus à la publicité, dont le mor tant, à lui seul, équilibre toutes les dépenses du journal. Ainsi apparaît d’une façon frappante la dépendance du iournal vis-à-vis de sa clientèle publicitaire. Cette dépendance ressortira encore plus nettement du tableau ci-des sous, également publié par « The Economist » pour le même quotidien, d’une vente annuelle totale de 620 millions d'exemplaires, et dans lequel les différents postes de recettes et de dépenses sont exprimés en pence ou fraction de penny par exemplaire.
Pence par exempl.
Prix de revient total (comprenant l’assurance-
prime, le démarchage et la publicité du
MOULE L) DRE RP AMEL RER er NPA ME 159 Prix de revient brut (sans tenir compte de ces
RERO RRO STE NOIRE RE Te 92 Recettes nettes de. vente.........4.".. 2,6 0,60 Receitesinettes dé publicité...."70,"# "uv 1,16 ADN ASI DUR RE NN Lu de En orale 0,44 PÉDORCR ER AE TE 2 De MEN rl) 0,17
Si l’on faisait abstraction de la publicité, les résultats budgétaires du journal en question se solderaïient donc par
(1) D'où l'importance des fluctuations du marché du papier et des répercussions qu’elles provoqueront dans l’économie des journaux. Le tableau ci-dessous donne une idée de l’ampleur de ces fluctuations sur la place de Londres de 1919 à 1928 (« The Economist », 24 novembre