‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 100 sur 151 · Labords (Léo de)u 1805-1874, représentant de Yaacluse · texte numérisé non relu

Labords (Léo de)u 1805-1874, représentant de Yaacluse

4. Larrabure (Augustin-Raymond. 1799-1875), représentant dei Basses-Pyrénées à l'Assemblée législative, député au Corps législatif de 1857 à 18(59, appelé au Sénat impérial le ti mai 1869.

"journaux annoncèrent que MM. Berryer, Thiers et Montalembert étaient allés à Champlàtreux, chez M. Mole, ix)ur \y régler^ avec ce dernier, la marche à suivre pendant la prochaine session.

En se faisant, à son tour, l'écho de ce bruit, YOpinion publique^ dans son numéro du 21 août, y joignit ce commentaire :

« La réunion de Ghamplàti'eux continue à occuper les jour- !naux! Quelques organes de la presse parlent de cette réunion jccmme si elle devait et comme si elle pouvait décider du sort Ide la France, et à plus forte raison de la ligne suivie par les IdifTé rentes nuances de T Assemblée.

ti Les journaux qui expriment cette idée oublient que la [France est un peu grande pour tenir dans le cht\teau de Champlàtreux, et que les personnes dont ils parlent, quelque haut [pla(v^es qu'elles soient dans le Parlement, n'ont pas re<;u le blanc- seing de leurs collègues pour engager leurs consciences iet leurs votes. «

M. le comte Mole écrivit aussitôt à YOpinion publique lia lettre suivante :

c A Mansieur le Rédacteur en chef de TOpinion publi(jue.

« Champlàtreux, 23 août 1849.

« Monsieur,

«» Me permettrez-vous de voas donner un bref éclaircissement sur ces réunions à («hamplîltreux d'hommes politiques importants, dont vos colonnes ne cessent d'entretenir le public? IVous faites mentir le proverbe. Monsieur, qu'ii n'y a jamais ide fumée sans un peu de feu, et je puis vous rassurer complè- 'te ment sur les progrès qu'aurait faits ici la fusion ou cette

ALFRED NBTTRMBNT

conciliation entre tous les partis, qui vous parait le plus grand mal dont la France soit encore menacée. Depuis que je suis à Champlfttreux, seul avec mes enfants, je n'ai reçu ni un hute ni une visite. Est-ce clair ?. . . A la vérité je n'y suis pas depuis longtemps, et je ne réponds pas de l'avenir. Mais voyez qae d'émotions vous auriez épargnées à vous-même et à vos lecteurs en daignant prendre la moindre information. Vous avez sonné l'alarme bien avant le péril. La confiance qu'on vous accorde pourrait en être ébranlée. Rien, rien, c'est trop peu pour fournir à une polémique si soutenue, si enflammée !

« Veuillez, Monsieur, insérer cette simple et courte lettre dans votre plus prochain numéro. Ce n'est pas à la loi, mais à votre parfaite obligeance que je m'adresse pour l'obtenir.

a Agréez d'avance mes remerciements, auxquels je joins les assurances de ma considération la plus distinguée.

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