‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 99 sur 151 · L'Opinion publique des 2. 4, 8 et 15 mars · texte numérisé non relu

L'Opinion publique des 2. 4, 8 et 15 mars

2. VOpinion publique des 19 décembre 1849 et 17 janvier 1850.

ALPKED NETTEMENT

Dément. On avait multiplié, au delà de toute prudei \es abonneTnenis de pTX>pagande. Le Supplément po lalre du jeudi était très onéreux. Un jour vint il fallut bien s'avouer que les recettes et les dépenses s'équilibraient plus. Que faire ? Suspendre le journal moment où son influence était en progrès, alors c rendait de véritables services ? Il n'y fallait pas son Relever le prix d'abonnement ? C'était bien pérille c'était, dans tous les cas, aller contre le but auquel ddent les fondateurs, qui avaient surtout voulu f auvre de propagande.

Adolphe Sala proposa de recourir à un moyen héroi< «Nous ne pouvons, dît-il, ni supprimer ni réduire dépenses matérielles, les frais d'employés. Imposs également de ne pas payer les feuilletons et les article dehors. Reste la rédaction habituelle. Décidons qu sera désormais gratuite. Supprimons la feuille d'éma ment. Que l'honneur de servir notre cause soit notre salaire, et travaillons gratis tant qu'il plaira à Dieu, i motion fut votée à l'unanimité. Alfred Nettemen Pontmartin restèrent rédacteurs en chef.... sans apf temenis '. Et jamais ils n'apportèrent plus de zèle, jai ils ne fournirent plus de copie.

.Alfred Nettement n'a plus pour vivre, lui et' les si que ses appointements de représentant du peuple

1. Théodore Muret, Souvenirt et Cauieriet tfun joumalUU p. 301.

n'hésite pas à en demander la réduction. Au mois de juillet 1849, de concert avec M. Pidoux ', M. Alfred de Neuville* et quelques autres membres de la droite, ii dépose la proposition suivante :

M L'indemnité allouée aux représentants par la Constitution et qui a été fixée à 9.000 francs par Tarticle 9G de la loi électorale, est réduite à 0.000 francs par an. »

M. Pidoux, dans la séance du 12 juillet, défendit la proposition, qui fut combattue par le général Cavaignac. Après le discours de ce dernier, un formidable cri de : la clôture ! la clôture ! retentit de banc en banc. En vain Alfred Nettement et deux de ses collègues, MM. Léo de Laborde' et Larrabure* réclamèrent la parole. Un vote par assis et levé enterra définitivement cette motion mal* sonnante.

Le 11 août 1849, l'Assemblée législative, après avoir nommé une commission de permanence, se prorogea jus- : qu'au 1" octobre.

Tandis que ses collègues allaient aux champs, Alfred. Nettement prit ses vacances rue Taitbout, profitant des loisirs que lui créait la prorogation pour collaborer plus activement que jamais à l'Opinion publique.

Peu de jours après la séparation de l'Assemblée, les

1. Pidoux (Marie-Louis- Victor). 1807-1879, avocat à Besançon, représentant du Doubs à l'Assemblée législative.

2. Rioult de Neuville (Alfred-Léon, comte), né à Livarot (Calvados)^ le 22 août 1802 ; représentant du Calvados de 1849 à 1851.

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