MOLÉ
Loin de craindre Tunion, Alfred Nettement l'appelait dej tous ses vœux; loin d'être opposé à la conciliation, il étaitj disposé à faire tout ce qui pouvait être honorablemeni fait pour ramener. L'occasion se présentait de manifesl les sentiments dont la droite était animée à cet égard, e^ d*indiquer les moyens par lesquels l'union pouvait et établie. II crut qu'il fallait mettre cette occasion à profil Dès le 28 août, il adressa à M. Mole, par la voie de VOpi nion publique^ une première lettre sur la marche à sur pour relier d'une manière plus étroite les éléments doi se composait la majorité et pour élever leur union jusqu'l l'unité des idées et des sentiments, des moyens et du but D'autres lettres suivirent, au nombre de onze, jusqu's 28 septembre. Le 80 octobre, Alfred Nettement les coi pléta, en y ajoutant une douzième lettre, et les réunit une brochure, qui parut, au commencement de novembi
AI^FRED NBTTEMRNT
S moyens d'élabUr l'union comte MotéK
,t rouverte le 1" octobre, Pei ux, que l'état de sa santé é1 sa démission au Président d léon profita de la vacance poui
1 message de l'Elysée annua veau Cabinet était ainsi form il ;'t la Guerre, Ferdinand à la Justice, de Parieu à 1*1 ux Finances, Romain-Desf IX Travaux publics, Dumas Iture. Sur le refus de M, de litte prit le portefeuille de;
ration du gouvernement ; faire un pas de plus vers un I e moment, M. de Barante' le dénonça sans tarder à se ticles, où la clairvoyance allf aovembre, suppliant l'Assem
de 108 pages. Giraud, librairc-(}dile raire, Palaîa-National.
bre 1849 au comle d'Houdclot. - S mbliéa par sou ptlit-Qls. CUimie
884 ilLFRED NETTEMENT
pas 8*endormir dans une dangereuse sécurité, il montrait le Prince-Président engagé dans une route qui menait aa coup d'État, et du coup d'État à l'Empire. « L'Empire, ajoutait-il, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, ce serait la guerre, nous promettons de le démontrer ; la guerre, ce serait une nouvelle et plus redoutable explosion révolutionnalre, qui nous conduirait au démembrement de notn territoire. Point d'Empire sans guerre, point de guem sans réoolution^ point de guerre révolutionnaire sam invasion: voilà les trois termes de la progression fatale contenue dans ce seul «?o/, l'Empire. »
Oue cette « progression » fût t fatale », il rétablissait avec une force de logique singulière, dans ses articles des 10, 12, 14 et 15 novembre. Dans celui du 15 novembre, fl annonçait, il racontait, comme s*il les avait eus sous les yeux, les événements de 1870 et de 1871 :
« Ne Toublions pas, écrivait-il, nous n'en sommes plus à 1» guerre de 92, avec ses campements, ses marches et ses cootn* marches, ses sièges, et toutes les temporisations de rancienni< tactiqu**. L'Empereur, ce terrible jouteur, a appris à rEurope^ À force de vir.toirea, comment on pouvait le vaincre, en lancaat des masses sur un point, et en marchant toujours en avant vers Tendroit où se décide la destinée des empires. L'Europe montré en 1814 et en 1815 qu'elle avait retenu la leçon, et sorei sûrs qu'elle ne Ta pas oubliée. Une bataille perdue sur frontière, c'est la France perdue. N'y a-t-il point là de faire réfl<>chir profondément les hommes qui sont sérieasem< dévoués au pays? D'un côté, la révolution est dans de moi bonnes conditions pour résister qu'en 1792; de l'autre, TEuro] dans de meilleures conditions pour attaquer.
« Comprenez-vous maintenant pourquoi nous sommes opj à toute combinaison qui ressemblerait à l'Empire, atout ei] dient destiné à ressusciter le système napoléonien, qui verseï
ALPRBD NETTEMKNT
bientôt daoB une crise révolutioiiiiaire ? C'est que nou notre territoire menacé, noire indépendance nation< promite, la France perdue ; c'est que noua voyons l'Ei Essaierait de renaître rommentant par où l'autre fu qu'au bas de sa première page noua lisant Waterloo d'Autterlits ' .' b
L'Assemblée cependant poursuivait ses travau) sur la liberté d'enseignement fut mise en discusai janvier 1850. Cette loi, qu'adversaires et partisans i lée ■ la loi Falloux >, du nom du ministre qui en fi moteur, n'était et ne pouvait être qu'uae œuvre saction. Un grand nombre du catboliques, et à I Louis Veuitlot, virent dans cette transaction u^ et qui devait être si profitable à la cause religi abandon des droits de l'Eglise, une sorte de et sans dignité ni avautages. Du moment qu'elle n' la liberté absolue, ils préféraient le statu quo, misères et ses dangers. C'était la politique du Rien. Ce ne fut pas celle d'Alfred Nettement rangea résolument, dès le premier jour, parmi It seurs du projet déposé par M. de Fallous.
La discussion de la loi du 31 mai sur le suffi versel suivit de près le vote de la loi sur l'ensei^ Le rapport de la Commission fut déposé le 18 mai la discussion commença le 31.
Tout en maintenant le principe du suffrage u le projet de la commission y apportait dans la de nombreuses et graves restrictions. Alfred Neti un certain nombre de ses amis de la droite ne en pouvoir les accepter toutes. Sans doute ils tenait