‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 106 sur 151 · Il était né à Paris le ^ avril · texte numérisé non relu

Il était né à Paris le ^ avril

, ALFHED NETTEMENT

livrait ea même temps à soa goût pour la peinture, teadant de se choisir une carrière, quand soudain 1 tune de son père, atteinte par le contre-coup de la n tion de février, s'effondra. Son père mourut, tué ] cliagrin ; il resta le seul soutien de sa mère. C'est qu'il vint frapper & la porte d'AUred Nettement ■ dire : k Mon père était royaliste ; je suis royaliste c lui. Je veux payer les dettes qu'il a laissées ; pour ( travaillerai bien, employez-moi. » Alfred Nettemeni brassa, lui dit d'avoir conSance ; le lendemain, il U tait k la besogne.

Henry de Pêne fit d'abord du reportage, recueilla bruits et les nouvelles, multipliant les échos, si donner un tour piquant au moindre entrefilet. Il et chroniqueur, et il eut vite fait d'en fournir la preuv lui confia bientôt les petits théâtres, puis Ylniérii grands, quand Alphonse de Galonné* se trouvait d'av empêché. Le premier de chaque mois, il rédige; Tablettes du mois qui venait de finir, et jamais mit tant d'esprit dans un Almanach :

Dana le calendrier lisez-voua quelquefois î

Au besoin il faisait l'article politique, et le pr Paris ne l'effrayait pas. Mais il se sentait surtout à dans le feuilleton. UOpinion publique donnait qu fois, entre deux romans, un proverbe dramatique, Pontmartin et Alphonse de Calonne, il s'essay aussi, dans ce genre, et y réussit à merveille. H j

1. Depaitt la Kn de 1819. Alphonse de Galonné arait succédé, crilitiae dramaliquc. A Théodore MuruI, qui n'était A ce sépan; ilu journal.

déjà bien de la finesse et de la distinction dans II y a de la fumée sans feu et du feu sans fumée \ proverbe en un acte, et dans Jeunesse ne saitplus^^ proverbe en deuxactes.

Ces années de V Opinion /?wW/<7t^ devaient rester chères entre toutes à Henry de Pêne. Ce lui avait été une heureuse fortune d'avoir pour premier maître Alfred Nettement, et sans doute son image lui était encore présente, et aussi ses conseils et ses exemples, lorsque, trente ans plus tard, il écrivait le meilleur de ses ouvrages, son livre sur Henri de France.

Armand de Pontmartin, qui eut avec Nettement ie mérite d'ouvrir YOpinion publique aux dix-neuf ans d'Henry de Pêne, a été le plus brillant rédacteur littéraire de la feuille de la rue Taitbout. Lui aussi multipliait ses articles, Courriers de Paris^ Causeries musicales^ Causeries littéraires.

« Pour rencontrer heureusement sur les petits sujets, a dit la Bruyère, il faut trop de fécondité, c'est créer que de railler ainsi et faire quelque chose de rien. » C'est avec des riens que Pontmartin trouve moyen de composer ses plus jolies chroniques. Il prend, par exemple, YAlmxinach national de MM. Gruyot et Scribe, et avec cet almanach il fait un article qui renferme les traits les plus piquants et, à côté des anecdotes les plus drôles, les leçons les plus sages'. Un autre jour — c'était le 1" janvier 1850 — assisté de son collègue et ami maître Calixte Ermel*, il publia, après Tavoir préalablement

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