la cnerre de Crimée et le si^ de Sébutopol
historique ou littéraire. Comme autrefois à la Gazette de France, il lui arrivait souvent de consacrer plusieurs articles au même sujet. C'est ainsi qu'en 1856 il en donna trois sur V Histoire de France pendant le Consulat et V Empire, par M. Laurentie * ; trois également sur les Œur>res complètes de Frédéric Ozanam'; quatre sur V Histoire du Protectorat de Richard Cronwoell et du rétablissement des Stuarts^ par M. Ouizot '.
Après la publication de son troisième article sur Tonvrage de M. Guizot, il reçut de ce dernier la lettre suivante :
« Je ne veux pas attendre, Monsieur, la fin de vos articles sur Richard Cromtoell pour vous en remercier. C'est un grand plaisir que d*être bien compris, et je vous dois pleinement ce plaisir-ià. Vous avez merveilleusement saisi et résumé la disposition intérieure des partis, leur jeu mêlé, leurs craintes et leurs espérances suivant leur déclin ou leurs progrès cachés, la vie des hommes sous le bruit des événements. J'ai un profond mépris pour Thistoire mélodramatique, pour cette manie d'enluminer les faits, d'enfler les paroles, de draper les personnages, pour les décorations d'Opéra à la place des tableaux d'histoire. Mais le goût des lecteurs se gâte et s'émousse à cette école théâtrale et j'ai craint quelquefois que l'histoire, ramenée à ses justes proportions et à ses vraies coulear>% n'eût plus tout son sens et tout son effet. Vous me rassurez contre cette crainte, et c'est surtout de cela que je vous remercie 11 n'appartient qu'à des juges très compétents de voir toute la vérité quand elle n'a eu recours à aucune charlatanerie.
« Je défends un peu contre vous mon indulgence pour les républicains sincères, Milton, Vane, Ludlow. J'ai fort mal-