M. Hinn, qui fut plus tard proviseur de Louis- le-Grand
2. Marie-Nicolas Bouillet (1798-1864), successivement professeur de
it, était imbu da même esprit. Son cours acheva ce travail lémolition...
Un jour, pendant que nous faisions notre philosophie, il is prit fantaisie de discuter entre nous l'existence de Dieu. Ait pendant l'étude. Nous eûmes la délicatesse d'engager le veillantà se retirer, pour nous laisser uneplnsentière liberté l'avoir pas à se compromettre lui-mCme. La discussion fut Q et approfondie; et, lorsqu'on passa au vote, l'existence de n obtint la majorité d'une voia: ! Je votai pour le bon Dieu, le était la religion des collèges de l'Etat dans les dernières lées de la Restauration. »
Llfred Nettement vota, lui aussi, pour le bon Dieu. Il Ht pas fallu lui demander davantage à ce moment. Les res qu'il écrivait à son père, à la veille de quitter nte-Barbe, nous le montrent professant, pour la Reli- Q, du haut de sa jeune philosophie, une neutralité bienliante, proche voisine du scepticisme. Mais il est facile voir que le scepticisme n'est ici qu'à la surface ; c'est vernis léger qui ne tiendra pas longtemps. L'élève de )bé Nicolle avait l'esprit trop droit pour n'être pas chré- 1. Bossuet, d'ailleurs, était déjà sa grande admiration ; te cAssait de le relire. Bossuet aidant, sa foi catholique a bientôt aussi vive, aussi ardente que sa foi politique.
osophie, proTisenr, inspecleur général de l'inslructioD publique ; inclear des Œuvres de Baeon et des Enniadet de PJotia ; — au- ' du Dictionnaire Mttivereet d'histoire et de géographie, qui porte nom. Sur les Notes qae M. Désiré Nisard a bien voulu me fournir, s ceci : ■ Notre professeur da ptiilosophie était M. Bouillel, d'un td mérite, mais, comme enseignement, peu goûté des élèves... u