CHAPITRE V
La Gazette de France
ALFRED Nbttbment QurTTB LA Quotidieune, Louis xix et Henri v. Le DUC DE Blacas et LE JOURNAL La France. Lettre de la duchesse DE Berry. — Les Mercredis de la Gazette de France, Sainte- Beuve ET NisARD.— IHscours sur l'avenir intellectuel de la Société. Etudes littéraires. — Lettres de Victor Hugo, de Balzac et de Michelbt. — Un Discours inédit de l'abbé Lacordaire. Lettre de
LA TIC0MTB88B DE GhATEAUBRIAND. — La TRAGÉDIE DE MoïSe ET LA
TRADUcnoN DU Parodts perdu. Lettres db Chateaubriand.
Le 9 janvier 1836, on lisait, en tête de la Gazel c de France :
« Nous avons vu avec une peine profonde des hommes du mérite de MM. de Brian et Nettement obligés de quitter la Quotidienne, que depuis près de six ans ils ont soutenue de leur talent et de leur courage. Des rapports de persécution Qous attachaient particulièrement à M. de Brian, qui a été, avec nous, traduit devant la Cour des Pairs le lendemain de la révolution de Juillet, et jeté comme nous dans les prisons du jaste-milieu, où il a subi 21 mois de captivité. M. Nettement avait déjà concouru à la rédaction de la Gazette de France,
« Nous nous faisons donc un plaisir de leur ouvrir nos colonnes pour continuer à défendre les principes qui nous sont communs.
i ALFRED NSTTBHENT
B lecteurs seront charmée de cette bonne nouvelle. Ce sont bonnes étrennes pour eux en 1836. »
Dftux jours plus tard, la Gazette de France insérait la tre suivante, adressée par Alfred Nettem«nt à M. de Qoude :
<> Monsieur,
! Puisque vous avez obligeamment pensé que le concours litière que vous avez bien voulu me demander avait assez d'imrtance pour être annoncé à vos lecteurs, l'expresùou des itiments que m'ont fait éprouver vos offres tontes bieDllantes doit trouver place dans les colonnes de la GateUe de
1 Comtnenout sommet comfAètement d'accord sur leagranii incipet et tvr l«s deux abdications de fîant&ouiUet constrées comme deux faits accomplis et tur lesquels il n'y a *s à revenir, j'ai cru que, malgré les nuances oui existaient tre la Gazette et la Quotidienne de 1835, je devais aoceptei asile littéraire sur le coin de terre où la grande question litique, celle qui domine et absorbe toutes les autres qnesns, est entendue comme je l'entends. Croyez bien, Honsieur, e je conserverai toujours un doux souvenir de cette bospitaè si gracieusement offerte et dont vous me permettrez de honorer comme d'un des témoignages d'estime les plus tteurs que j'aie reçue, depuis que ma fidélité à ma nuance litique m'a Tait un devoir de me réfugier dans la littérature >. •
Les ligues que j'tù soulignées dans cette lettre noua prennent pour quels motifs Alfred Nettement, au comencement de 1836, se sépara de la Quotidienne. Le a août 1830, le roi Charles X et son fils, le duc d'An-