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emple, que cette appréciation du style de e style où chaque mot cçurt après le mot ne s'il s'agissait de le gagner de vitesse..., rases commeccent à la fois, se coudoient, trient ensemble, comme les écoliers de la anglaise qui représente le vacarme dans ie plus juste que ce mot sur la double imssent au lecteur les feuilletons du célèbre ]u'on est arrivé, on se réjouit à la fois d'être atigue, et l'on regrette d'être à la fia d'un X)re ce mot sur les qualités d'esprit et de it si bien Jules Jaain dans le journal, et ïes défauts, quand il veut écrire un livre : ic laquelle il vous entraîne, ce mouvement idées qui vous pousse et vous porte dans 13 fatigue et voua épuise, quand la carrière . On traverse bien un bourg au pas de m pas une province ou un royaume » .
ait ainsi Jules Janin et ses prédécesseurs )£fcoy, Charles Nodier, Duvicquet, Alfred lutait-il qu'à peu de temps de là, il serait i, à la Gazette de France, de l'article des
18, il prit possession du feuilleton drama-
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tique de la Gazette et le fit assez régulièrement chaque semaine pendant neuf ans, jusqu'au 24 février 1848.
Il semble tout d'abord qu'il va se trouver un peu dépaysé dans ce nouveau rôle. Il n'aura, en effet, ni la légèreté, ni la fantaisie, ni la grâce heureuse, ni l'agrément perpétuellement renouvelé de Jules .Tanin. Il lui manquera de s'intéresser, autant qu'il le faudrait peut-être, au mariage de l'ingénue et à l'adultère de la baronne, aux crimes de l'homme du grand monde et aux vertus de l'homme du peuple. En racontant le dernier vaudeville de M. Bayard, ou le dernier drame de M. Bouchardy, il ne croira pas assez que c'est arrivé. Lorsqu'il rencontrera, au Palais- Royal ou à la Porte-Saint-Martin, une comédienne qui débute ou un comédien qui fait ses adieux au public, il aura le tort de ne pas dire, comme Montesquieu arrivant à Alexandre: « Parlons-en tout à notre aise ».
Si Jules Janîn était alors le prince des critiques dramatiques, à côté de lui, commençait à se faire place un jeune écrivain qui devait bientôt lui disputer le premier rang. Le 24 juin 1836, Théophile Gautier avait publié dans la Presse son premier feuilleton *, et il ne lui avait pas fallu longtemps pour affirmer sa maîtrise. Avec une verve humoristique, dans une langue brillante, colorée, pitt( resque, il racontait la pièce, il faisait le portrait des
1. Au début, Gérard de Nerval caUabora régulièrement avec Thk pbile Gautier pour ces feuilletons dramatiques de la Presse, qa'ili signaient G. G., à l'imitation du J. J. du Journal des Débals, L cboses allèrent ainsi jusqu'au 21 mai 1838. Après cette date. Gérai abaiidonna à peu près sa tÂche et ne tit plus guère que suppléer Gsdh lier à la Presse, lors des absences et des voyages de son' ex -collabo^ rateur. — Histoire des œuvres de Théophile Gautier, par le V'» Spoelberch de TiOvenjoul, 1 1. p. 123.
acteurs, il décrivait les décorations, et sa plume, dans ce dernier cas, rivalisait avec le pinceau des décorateurs euxmêmes, avec la brosse magique des Cicéri et des Séchan. Le décor avait du reste pour lui plus d'importance que le sujet de la pièce ou sa moralité. La question d'art primait tout à ses yeux, ou plutôt il n'y avait pas pour lui d'autre question. Il n'en ira pas de même avec Alfred Nettement. Dans ses Premiers-Paris, il ramenait toutes les questions à des questions de principes; ainsi fera-t-il dans ses feuilletons. Il sait par cœur le petit ouvrage de l'évêque de Meaux, Maximes et réflexions sur la comédie. Il sait aussi que les dangers des spectacles sont infiniment plus grands à notre époque qu'ils ne l'étaient du temps de Bossuet. Au XVII* siècle, alors que le théâtre était seulement une institution littéraire, ses dangers avaient par là même quelque chose de restreint et de circonscrit. Son action s'exerçait très faiblement sur le peuple, qui ne recherchait pas avec la même ardeur que de nos jours les distractions scéniques. Au XIX* siècle, ce ne sont plus seulement quelques privilégiés, gentilshommes ou bourgeois, qui fréquentent les spectacles ; le peuple s'y porte en foule et c'est là surtout que se fait son éducation. Le théâtre est devenu l'école du peuple. Quels enseignements y reçoit-il î Comme tous, à la scène, auteurs, acteurs, directeurs, ne recherchent rien tant que le succès, et comme, d'autre part, la démocratie tient le haut du pavé, le théâtre flatte tous les penchants jaloux, tous les instincts envieux de la démocratie; il humilie à ses pieds toutes les grandeurs sociales. S'il ne lui est pas permis — comme autrefois à Athènes — de désigner personnellement les meilleurs citoyens aux colères populairBS, à défaut de la guerre aux individus, il
fera la guerre aux principes, aux mœurs, aux institutions. Au besoin, il refera l'Histoire de France à Tusage du nouveau Dauphin ; tout ce qui, dans notre glorieux passé, a été grand, illustre, honoré, il le livrera au mépris et à la risée de la foule.
N'avait-on pas vu, dans les années qui avaient immédiatement suivi la Révolution de Juillet, la religion insultée sur presque tous les théâtres, le clergé présenté sous les traits les plus odieux, la débauche, l'assassinat, l'incendie, mis au compte de ses actions les plus ordinaires? C'est le temps où la Porte-Saint-Martin joue L'Incendiaire ou la Cure et V Archevêché * . Les rois n*y sont pas mieux traités que les prêtres. Dans Le Roi s'amuse^ ^ du vainqueur de Marignan, de Théroïque vaincu de Pavie, du Père des lettres, de Tami de Primatice et de Léonard de Vinci, Victor Hugo fait un grossier soudard, un héros de taverne, un misérable, qui le matin, dans son Louvre, viole une fille de quinze ans, et qui, le soir, dans un bouge sans nom, trinque avec une ribaude. Et voici qu'à son tour, M. Félix Pyat, dans son drame à'Ango*^ fait un lâche de François P' et le montre tremblant, se pâmant, se trouvant mal devant une ép^e nue. Mais ce n'était pas assez de traîner dans la fange le prêtre et le roi, il fallait mettre sur le pavois l'habileté sojiiillée, le vice railleur et beau parleur, le crime qui a le mot pour rire et qui, non content de spo-
1. L* Incendiaire ou la Cure et l'Archevêché, drame en cinq actes et en prose, joué, pour la première fois, le 24 mars 1831, avait pour auteurs MM. Alexis Decomberousse et Benjamin Antier. Ce dernier était l'intime ami de Béranger.