‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 5 sur 151 · M. de Granet mourut à Toulon le 16 juin · texte numérisé non relu

M. de Granet mourut à Toulon le 16 juin

2. Canton de Gonesse, arrondissement de Pontoise (Seinc-et-Oise|.

12 ALFRED NETTEUfENT

astres. Il avait toujours à la main une bonbonnière remplie d'araignées, qu'il croquait en guise de pastilles de menthe. Nullement égoïste, du reste, il ne manquait jamais d'en offrir aux dames et aussi aux enfants, qui poussaient des cris d'horreur à la vue de la boite où Mlande enfermait ses étranges pastilles. Un autre habitué de la maison, qui avait celui-là toutes les préférences d'Alfred et de ses deux frères •, était un certain marquis de Villevieille, homme d'infiniment d'esprit, qui avait été secrétaire de Voltaire et qui remplissait des fonctions analogues auprès de Cambacérès, son camarade de collège.

Cette maison d'Aulnay, sauf peut-être les jours où Tjalande y venait avec sa bonbonnière, était un vrai lieu de délices. Il y avait là un grand verger, que M"* Nettement appelait sa « Normandie » et où elle avait fait planter, des pommiers nains, dont les fruits étaient à la portée de la main des enfants, — un bois rempli d'arbres exotiques, — et plus loin, au bas d'une prairie, un étang où l'on s'exerçait à la pêche. Pour Alfred et pour ses frères, c'était le paradis terrestre ; mais dans le paradis terrestre, on ne reste jamais longtemps. Vint bientôt le jour où il fallut sortir du paradis d'Aulnay. Ce fut Napoléon qui en ferma les portes sur les parents d'Alfred Nettement.

Ce petit épisode se rattache peut-être d'assez près ;\ l'histoire même du régime impérial pour mériter d'être reproduit avec quelque détail.

Outre sa campagne d'Aulnay, M. Philippe Nettement possédait, sur les hauteurs de Chaillut. on face du Champ

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