Gazette de France, des 28 avril, 6 et 16 mai
tentation de sf. construire un refuge poétique txu mûieu âjtt événemenU d^une époque^ et d'y abriter sa paisible indifférence, pour ne songer qu'aux soins de sa réputation et au retentissement littéraire de son nom dans la postérité. Ceox qui naissent dans les siècles des grandes luttes morales et politiques doivent imiter ces ouvriers inconnas de la cathédrale de Cologne, qui nous ont laissé un monument immense, artistes patients à qui chaque détail de l'édifice a coûté d«6 années de travail et dont le génie est resté un secret entre eux et Dieu. Leur nom a péri, mais leur œuvre reste. SoUime exemple à méditer et surtout à imiter ! Ouvriers inconnus, apportons chacun notre pierre au grand édifice moral et intel> lectuel que les générations précédentes ont renversé et qoH nous faut reconstruire. Qu'importe que notre mémoire s'effaoe si l'édifice s'élève ! Qu'importe encore que la postérité ne lise pas notre nom sur le pan de la muraille que nous aoroot relevé ? Il y a un œil là-haut qui lit dans l'ombre comme dan la lumière ; un juge pour qui les pierres de la cathédrale à» Cologne n'ont pas eu de secret, et qui mesurera à chacun a part dans ces gloires collectives qui sont le patrimoine éft toute une génération > ».
Les articles de critique d'Alfred Nettement lui valaiei souvent des lettres de ses justiciables. II a*est guère célébrité de ce temps-là dont il n'en ait reçu. Dans modestie, il n'y attachait qu'une médiocre importance s'en laissait volontiers dépouiller par ceux de ses qui collectionnaient les autographes. Il lui en resta poi tant encore un assez grand nombre, que sa fille, ph tard, prit soin de recueillir. Quand il la voyait les n bler, il lui disait en souriant qu'elle sacrifiait à la vanil