‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 7 sur 151 · Le 20 mars · texte numérisé non relu

Le 20 mars

ALFKED NETTEMENT 15

Tauteur du Meunier de Sans-SoitcU et nul doute qu'il eût trouvé charmants les vers de son ami, ceux-ci en particulier :

— « AUons, ton dernier mot, bonhomme, et prends-y garde.

— Faut-il vous parler clair ? — Oui. — C'est que je le garde...

Sire, je ne veux pas vous vendre ma maison :

Mon vieux père y mourut, mon fils y vient de naître ;

C'est mon Postdam à moi. Je suis têtu peut-être ;

Ne l'êtes- vous jamais ? Tenez, mille ducats

Au bout de vos discours ne me tenteraient pas.

11 faut vous en passer ; je l'ai dit, j'y persiste. »

Après cela, M. Daru pensait sans doute qu'un tel langage se pouvait bien tenir à un Roi, mais qull n'était pas de mise avec TEmpereur. Il le fit bien voir à M. Nettement. Ck>mmandement est fait à ce dernier d'avoir à choisir un expert qui, d'accord avec M. Fontaine, fixera le chiflfrede Tindemnité. Le 15 février 1811, M. Fontaine se read sur les lieux, et, après une visite qui dura tout au plus un quart d'heure : « C'est à tort, dit-il au malheureux propriétaire, que vous avez fait bâtir une maison, construire un grand escalier, planter des arbres : il ne vous en sera tenu aucun compte, attendu que l'Empereur ne vous avait pas ordonné de faire ces dépenses I » Et il ajouta : « On vous donnera 140,000 francs et le quart en sus comme don impérial^ soit, au total, 175,000 francs. Si vous refusez de céder votre propriété à ce prix, on saura bien vous y forcer. »

Parbleu ! de ton moulin, c'est bien être entêté ! Je suis bon de vouloir t'engager à le vendre ; Sais-tu que sans payer je pourrais bien le prendre ? Je suis ton maître M

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