CHAPITRE X
Confèrenoes du D' ^tTiseman. — Étades sur Bossuet — Exposition royaliste. — Vie de Suger. — Vie de Marie-Thértee de France.
La Coalition de 1839. — Les Cendris db Napoléon. — Fbamgb bt Europe. Lettre de Benyer. — Le Plutarqdb français. — Goxfé-
RBNGK8 SUR LBS DOGTRIMBS BT LES PRATIQUBS LBS PLUS IMPORTAMm
DE l'Église catholique. Lettre au Dr Wiseman. Lettre de Chateaubriand. — ÉTUDES SUR BOSSUBT. — PotNT DE VUE PROVIDKNTIEL DB
l'histoirb de Henri db Bourbon. — L'ExposmoN royaubtb. Litres du JT* de Dreux-Brézé et du duc de Fitz-James. — Lettres de Chateaubriand et de Hyde de Neuville. — Vie de Suoer. Lettre à l'€U>bé de Genoude. — Vis de MARiB-THâRÉSB db France, FILLE DE Louis XVI.
Feuilletoas dramatiques, feuilletons littéraires, philosophiques, religieux, historiques, — voilà sans doute de quoi occuper deux ou trois journalistes. Mais Alfred Nettement est de ceux qui ne s'effraient pas de travailler comme quatre. Si d'autres besognes encore le sollicitent, il ne les déclinera pas. L'occasion, d'ailleurs, Vherbe tendre... L'herbe tendre, pour lui, c'est la politique. A certains
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jours, tandiaque^reafermé au rez-de-chaussée du Journal, il veut être tout entier à la pièce nouvelle ou au livre paru laveDlBjil entend une voix d'en haut — celle du premier- Paris ^ — qui lui reproche ses infidélités. Il voudrait résister ; mais le peut-il ? La tentation est trop forte, et plus d'uQB fois il lui arrivera d'y céder.
Au commencement de 1839, un grand débat s'émeut dans les sphères politiques. Les Chambres viennent de se réunir'. Une Coalition s'est formée contre le ministère MoIé, — le Cabinet du 15 avril, comme on disait alors ; elle comprend toutes les nuances de l'opposition. Dans la discussion de l'Adresse, M. Berryer, M. Garnier-Pagès, M. Guizot, M. Thiers, M. Odilon Barrot, se relèvent à la tribune, n'accordant à l'ennemi commun ni trêve ni repos. M. Mole soutient la lutte avec une admirable énergie. Mais que vouliez-vous qu'il fit contre tous ?. • . A la suite du vote de l'Adresse ^, la session législative, par ordonnance du 31 janvier, fut prorogée au 15 février. Deux jours après, la dissolution de la Chambre était prononcée, et la convocation des collèges électoraux fixée au 2 mars. Les Chambres devaient se réunir le 26 mars. Alfred Nettement pouvait-il se désintéresser d'une crise qui passionnait le pays? Du 1" janvier au 13 avril 1839, il fit paraître, dans la Gazette de France^ toute une suite de grands
1. La sesaion s'était ouverte le 17 décembre 1838. Le projet d'adresse fut présenté à la Chambre des députés le 4 janvier 1839.
% EUe fut adoptée, dans la séance du 16 janvier, par 231 voix contre 206. C'était le chiffre des votants de l'adresse de 1830. Les 221 étaient cette fois pour le Gouvernement ; mais leur appui ne lui faisait pas illusion. M. Mole sentit sa défaite et résolut d'en appeler aux électeurs.
ALFRED NETTBKBNT
articles politiques, sans pour cela du reste interrompre sa collaboration littéraire.
Ainsi fera-t-il encore en d'autres rencontres. En 1840, à Toccasion du projet de loi de M. Thiers sur le retour des cendres de Napoléon, la Gazette publie de lui, le 1*' juin, sous ce titre : Un rôle et une mission^ un premier-Paris, dans lequel il parle de TEmpereur avec une impartialité et une indépendance de jugement singulièrement rares à cette date. Quelques jours auparavant, le 16 mai, il avait donné, non plus dans la Gazette de France, mais dans la Mode^ un autre article intitulé : les Cendres de Napoléon. C'est le 15 décembre 1840 que les restes mortels de l'Empereur firent dans Paris leur entrée triomphale. Ce lui fut l'occasion d'écrire un nouvel article que le V** E. de Gren ville, dans son Histoire du jouma/ LaMode^ signale en ced termes : « Il serait difficile d'imaginer un plus magnifique article que celui que publia M. Alfred Nettement dans la Mode^ sous ce titre : La nuit du 14 décembre^ la veille du jour de la translation des cendres de Napoléon à Paris. On ne peut lire ces belles pages sans une émotion profonde ; c^est un des morceaux épisodiques qui font le plus honneur au grand talent du nouvel historien de la Restauration ^ »
Dans les premiers mois de 1838, une revue monarchique, France et Europe^ avait été fondée, sous le patronage de Berryer. Alfred Nettement avait accepté d'en être le principal rédacteur. Le premier numéro parut le 10 mai. V Introduction était accompagnée de la lettre suivante :
< A M. le Directeur de la Revue : France et Europe.
« J*ai lu votre Introduction, mon ami ; les idées générales que