‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 77 sur 151 · Exposition royaliste, p · texte numérisé non relu

Exposition royaliste, p

noblesse française, comme on n'aurait pas agi avec les ennemis les plus cruels : leur convenait-il dès lors de s'étonner que les liens qu'ils avaient brisés eussent cessé d'exister ?

La Révolution avait été la première à proclamer la fraternité de toutes les démocraties européennes contre toutes les anciennes sociétés. Dès l'origine, dès la Constituante, la propagande avait été un de ses dogmes ; elle avait effacé les frontières, déclarant « qu'elle allait changer là face du globe et le sort de l'espèce humaine^ ;> Elle avait accueilli avec enthousiasme les députés du genre humalQ, les orateurs de toute langue et de toute nation venant lui demander d'aider chez eux, à main armée, à l'établissement de la République. Comment s'étonner que dans uu temps où Ton accréditait de telles maximes, où Ton donnait de tels exemples, la noblesse émigrée pensât que \es royalistes de tous les pays pouvaient légitimement faire ce qu'on engageait les révolutionnaires de tous les pays ï réaliser ?

On a d'ailleurs presque toujours parlé des émigré^ comme s'ils avaient pris part à la lutte de l'Europe conttl la Révolution, sans que rien dans la situation intérieu de la France expliquât cette résolution extrême. Or cel explication se trouve précisément dans l'état de la F et dans le caractère même de la Révolution. Dès le déb elle s'était présentée, non comme la destruction de Ti cienne société française, mais comme la destruction tous les principes sur lesquels repose la société hum La lanterne préludant à l'échafaud ; cette justice soi

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