‹ La presse royaliste de 1830 à 1852Chapitre 83 sur 151 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

Études critiques sur le f euilleton«roman. — Histoire

de quinze ans d'exil

Mort du pArb d'âlfrbd Nettbxbnt. — La. prsssb a. 40 franc». H. DE Balzac et l'abbé db Gbnoudb. Sadttb-Bbuvb bt la Revue Suisse. — Les My itères de Paris bt lbs lettres à une femm (i» monde, — Lb Constitutionnel et li D' VAron. Goicmbmt il ARRni qu'Alfred Nettement collabora au Juif Errant. •— PBEWtM SÉRIE i>EA Etudes critiques sur le feuilleton-roman, Lbttrx im;

COMTE de GhaMBORD. — LE8 DERNIERS VOLUMES DU Juif ErrafU.

Alexandre Dumas et le Comte de Monte-Cristo, M. Michelvtr SON LIVRE du Prêtre^ de la femme et de la Famille. Sficoxm SÉRIE DES Etudes critiques. — Histoire de quinze ans (fexil, Walter Scott et Robert Paterson. — La Presse parisienne.

Le 10 décembre 1842, au sortir de l'audience que lé avait accordée le comte de Chambord, Alfred Nettement^ avait écrit à sou père une longue lettre, dont j'ai donot un court extrait dans le précédent chapitre. M. Philippe- François Nettement était âgé de 82 ans. La vieillesse lui avait rien enlevé de son esprit et de son amabilité. Elle ne lui avait rien fait perdre non plus de la vivacité ses sentiments royalistes. Il était fier des succès et de

renommée grandissante de son fils. Lorsqu'il avait reçu la lettre du 10 décembre, il s'était évanoui de bonheur. A quelques semaines de là, le V^ janvier 1844, il s'était endormi dans le Seigneur, plein de jours et de vertus, entouré de sa femme, de ses fils, de ses belles-filles et de ses petits-enfants. Dieu lui avait accordé la bénédiction qn'il a promise au juste, celle de mourir au milieu de tous les siens.

On imprimait alors la brochure de Dix jours à Londres : Alfred Nettement la déposa, comme un pieux hommage, sur la tombe de son père ; puis, l'ftme en deuil, mais le front haut, il rentra dans la mêlée.

Il était engagé, à cette date, dans une campagne, purement littéraire en apparence, mais qui, plus encore que les incidents de la politique, touchait de près aux intérêts vitaux de la société ; je veux parler de sa longue et brillante campagne contre le Feuilleton-Roman.

Le roman, dans les premières années qui suivirent la

révolution de 1830, était toujours publié en volumes, ou

du moins par fragments étendus dans les Revues. En

1836, lorsque la presse à quarante francs, créée par Emile

de Girardin, commença à remplacer le journalisme ancien,

le roman subit l'influence de cette situation nouvelle. Du

\ moment que les journaux diminuaient leurs prix sans

^diminuer leurs frais, il leur fallait avoir beaucoup d'an-

|. nonces ; pour avoir beaucoup d'annonces, il fallait avoir

i beaucoup d'abonnés ; pour avoir beaucoup d'abonnés, il

^fallait trouver une amorce qui s'adressât aux lecteurs de

toutes les opinions, qui les retint, non plus par l'intérêt

^politique, mais par un intérêt de curiosité générale. Cette

amorce, ce sera le roman, mais le roman découpé en

310 ALFRED NCTTEIfENT

petits morceaux, servi chaque matin à Tabonaé en petites tranches. Le tirage monta, mais du même coup le niveau littéraire du roman s'abaissait. Ce qui se lit si vite n'a pas besoin d'être correctement écrit, ni savamment composé. Les auteurs ne songèrent plus à faire des livres ayant un commencement, un milieu et une fin, et dont les diverses parties seraient harmonieusement équilibrées ; ils ne firent plus que des chapitres. Comme on lisait au jour le jour, on écrivit de même. Il ne s'agissait plus de faire œuvre d'art, mais d'en user avec l'abonné comme la sultane des Mille et une Nuits en usait avec le Commandeur des croyants. Que le récit fût coupé de façon à laisser, chaque jour, l'intérêt en suspens, à faire désirer la suite au prochain numéro^ et la partie était gagnée, le but était atteint. De même que le sultan Scbariar attendait, pour faire tomber la tête de Scheherazade, qu'elle eût fini le récit interrompu la veille, de même le lecteur attendait, pour se désabonner, la fin du roman..* et la fin ne venait jamais..- ou du moins le plus tard possible.

Et en même temps que le niveau littéraire, le niveau moral du roman s'abaissait aussi. A mesure qu'i\s s'adressaient à des lecteurs plus nombreux et moins choisis, les auteurs étaient conduits à flatter leurs goûts et leurs passions, à leur offrir de grossières peintures, auxquelles se mêlaient des attaques contre la religion et la morale, contre les lois mêmes de la société établie. Le roman-feuilleton n'avait pas tardé à devenir le roman immoral, en attendant le jour prochain où il deviendrait le roman révolutionnaire.

La critique pourtant ne disait rien, et il y avait bien à

cela qaelques raisons^ C'est dans les journaux que se fait la critique, et presque tous les journaux s'étaient mis à donner des romans-feuilletons. Gomment dès lors les auraient-ils censurés? Ils ne pouvaient pas, en bonne conscience, critiquer le roman qu'ils avaient eux-mêmes publié, et ils ne pouvaient pas davantage critiquer celui qui se publiait en dehors de leur maison. Chacun d'eux avait trop besoin d'indulgence pour se montrer sévère, trop besoin du silence de son voisin pour parler. Dans les Animatuv malades de la peste, le renard se garde bien de reprocher au lion ses appétits carnassiers ; il trouve, au contraire, qu'en croquant les moutons, Sire lion leur a fait beaucoup d'honneur. C'était là précisément la situation des journaux :

Ils n'en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

La Gazette de France elle-même avait songé un moment à demander un roman-feuilleton à Balzac. Il avait paru à M. de Genoude que l'auteur des Scènes de la vie parisienne pourrait consacrer à la Gazette son talent réglé et

; épuré par les idées générales du journal dont il deviendrait le collaborateur. Alfred Nettement fut chargé de la négoeiation. Balzac accueillit avec empressement la proposition qui lui était faite, et se déclara prêt à fournir un roman qui ferait trente feuilletons. Quelques jours plus tard, il

I recevait de Nettement la lettre suivante :

« A M. de Balzac^ en aa maison : Les Jardies, d Sèvres,

« Dimanche, [24 mai 1840.] a Mon cher Balzac, « J'ai vu M. de Genoude qui a peur d'un roman en trente feuil-

ALFRED NBTTBMBNT

letons. Il m'a paru cependant comprendre tout-à-fait Tavantage qu'il y aurait pour la Gazelle à avoir votre talent et votre nom, et je lui ai promis de vous conduire chez lui lundi, c'est-à-dire demain, de midi à deux heures. Voulez- vous me venir prendre A midi, rue Roquépine, n» 12? C'est tout près de la descente du cKemin de fer.

(* Tout à vous, •• Alfred Nettement. »

Balzac fut exact au rendez-vous. Lorsqu'on arriva, nie du Doyenné, aux bureaux de la Oazette^ Nettement avertit le romancier, au bas de l'escalier, de la nécessité de veiller sur ses paroles. « Soyez tranquille », répondit Bal* zac ; mais le naturel l'emporta, et, à la seconde phrase, il dit à l'abbé de Genoude qu'il mettait à sa disposition sa ménagerie. A la troisième, il déclara qu'il était fort disposé à croire aux miracles, attendu qu'il en avait fait Inimème par l'imposition des mains ; il voulut bien a?oaerd'ailleurs qu'il ne lui était pas encore arrivé de ressusciter des morts. Si l'imagination, chez Balzac, tenait du prodige, elle aboutissait parfois, chez cet homme de génifti| à une sorte de folie relative. Un des hommes d'esprit l'ont le mieux écouté a dit de lui : < Bien souvent, au de ses projets, ou plutôt de ses rêves, il semblait deveni fou, et ceux qui l'écoutaient, complètement imbéciles.

L'affaire en resta là, et Balzac ne devint pas le colla) rateur de la Gazette. La feuille de M. de Genoude bientôt la seule qui eût échappé à la contagion. Le M nal des Débats^ qui jusqu'alors avait le mieux gardé tradition de la grande critique littéraire, avait été attei à son tour : il lui était donc interdit désormais de signait le mal et de combattre. Force lui était de passer MathU

à la Presse et le Juif Errant au ConstituiionneU pour qae le Constitutionnel et la Presse lui passassent les Mystères de Paris ^.

H y avait bien, il est vrai, Sainte-Beuve, qui, s'il donnait parfois, à cette époque, des articles aux Débats^ écrivait surtout dans la Revue des Deux Mondes ; mais Sainte- Beave n'était pas brave, et s'il s'enhardissait par moments jusqu'à dire : Midas^ le roi Midas a des oreilles d'âne^ il le disait aux roseaux du rivage — à la Revue Suisse^ qui paraissait à Lausanne, et où ses malices, sous le double incognito de la distance et de l'anonyme, passaient inaperçues. — « Les deux feuilletons des Débats sur Gécily des Mystères de Paris, écrivait-il le 3 juin 1843, ont ré- [ volté unanimement la morale publique. » Et à quelques [ semaines de là, le 28 juillet : « On se demande oîi tout cela ; va. Habile et assez spirituellement hypocrite qu'il est, ;^M. Sue a très bien compris qu'après les chapitres d'appât tt d'ordure, il fallait se faire pardonner ce qui avait allé- 'ehè ; aussi s'est-il jeté aussitôt sur la philanthropie si à la mode aujourd'hui ...» — Le 14 août 1843 : « La mystification -des Mystères de Paris continue ; hier, dans les Débats, Imn avocat du roi, M..., invoque ce livre comme autorité. L&ujourd'hui, Sue discute la question d'humanité relativement aux médecins dans les hôpitaux. Parti du Rétif de la firetonne et du de Sade^ il est en voie d'aboutir au saint ïVincent-de-Paul en passant par le Ducray-Duminil. » — Et core, le 6 octobre : « On l'a dit, on est toujours le jaco-

1. La publication des Mystères de Paris dans le Journal des Débats Lit commencé le 19 juin 1842. Des suspensions savamment (graduées firent durer près d'un an et demi, l^e dernier feuiUeton parut seulent le 15 octobre 1843.

Mi ALFRED NETTEMENT

Mn de quelqu'un. — On est toujours le moraliste de quelqu'un. Tout est relatif: peut-être, après tout, que les Mystères de Paris sont un livre de morale pour les personnes de la Cité et de la me aux Fèves, Rien n'est burlesque pourtant comme ces élancements à saint EugèM Sue, quand on sait le dessous des cartes. ■ — Enfin, le 3 janvier 1844 : « Oui» nous le répétons aujourd'hui a?ec toute l'autorité de la réflexion, oui, l'inspiration essentielle des Mystères de Paris^ c'est un fond de crapule: l'odeur en circule partout, même quand l'auteur la masque dans de prétendus parfums. Et chose honteuse, ce qui t fait le principal attrait, si étrange, de <e livre impur, c'a été cette odeur même de crapule déguisée en parfums*. > Tout cela était parfait, mais de tout cela Sainte-Beuie; ne disait rien à Paris, se contentant de le murmurer, soo» le masque, à Lausanne. Pendant ce temps, le succès de^ Mystères de Par /5 allait croissant de jour en jour. Dans la passages et sur les boulevards, on exposait des gravQ représentant les principales scènes du livre. Il y avait romances de la Qoualeuse et on les chantait au piano. Chourineury V Ogresse, le Maitre d* école ^ la Cftouei donnaient leurs noms à des quadrilles. Dans les cafés, di le matin, à la première heure, on s'arrachait les Dé on louait le numéro jusqu'à dix sous pour le temps lire. On dévorait le feuilleton au faubourg Saint-Germaî

1. Sainte-Beuve, Chroniques parisiennes, p. 63, 80, 97,131, 16d. La collaboration de Sainte-Beuve à la Revue Suisse dura trois 1843, 1844 et 1845. U faisait d'ailleurs mystère de cette collaboratif et ne réunit jamais ses Chroniques, qui furent publiées seulement 1876 par son ancien secrétaire M. Jules Troubat. < Sainte-BenTe, ce dernier dans sa préface, n'avait d'autre souci en les écrivant de garder l'anonyme, »

on le lisait à haute voix dans les ateliers. Quand l'auteur retardait d'un jour, les belles dames et les femmes deebambre étaient en émoi» et M. Sue était obligé d'écrire dans les Débais un petit mot sur sa santé pour rassurer le saloo et Tautichambre.

Alfred Nettement ne connaissait pas les timidités de "Sainte-Beuve. Il protesta au nom des mœurs, de la vérité 'et du goût, contre un succès qui était un scandale littéraire UD danger social. Sous ce titre : Lettres à une femme monde ^^ il publia dans la Oazette de France six artis, dans lesquels il examine successivement la concepon et le plan des Mystères de Paris^ les types des prinpaux personnages, et enfin la valeur littéraire et la moite du livre. Il ne méconnaît ni la puissante imagination romancier, ni son talent d'exposition dramatique ;

1. Ces lettres ont été commencées à la fin de l'année 1843 et termi-

aa commencement de l'année 1844. La première est du 19 no-

ifare 1843 ; la sixième et dernière est da 6 avril 1844. Entre la se-

le et la troisième, il y eut une interruption de deux mois et demi,

à deux circonstances bien différentes : le voyage de l'auteur k

idres et la mort de son père. Il écrivait, au début de sa troisième

: 0 Aujourd'hui je reprends ma tâche. Tant que la journée

), il faat porter son fardeau : ouvriers de la pensée, nous sommes

peu, dans nos douleurs et dans nos joies, comme les artisans, nos

»les frères. A nous aussi le travail, ce compagnon fidèle, mais

rère, vient nous mettre la main sur l'épaule, le lendemain des

ides joies et des grandes douleurs, en nous disant : Debout t »

izette de France du 15 février.)

mais ces qualités, si grandes soient-eUes^, ne peuvent racheter l'énormité des défauts.

Un prince de la Confédération germanique, qui fait i Paris le métier d*un agent de la police de sûreté, et qui retrouve sa fille, également princesse de la Confédération germanique, dans un bouge de la Cité, où elle exerce us métier beaucoup moins relevé que le sien, telle est kt donnée de Touvrage, à la fois cynique et puérile, banale et fausse. — Nulle part la trace d'un plan. Ce nesontqa'ipisodes décousus qui s'enchevêtrent, intrigues impossibles' qui se coudoient, histoires qui commencent sans raisoa pour s'arrêter sans motif. Fleur-de-Marie ou la Oomleuse — c'est le double nom de Théroîne de M. Sue, delà princesse de la Confédération germanique — semble nai monstrueuse gageure. Â la façon de certaines hérmues ià Victor Hugo, elle allie la pureté à la corruption, la ^xst deur à l'infamie. Elle donne la réplique aux galériens <t aux voleurs, elle vit dans la boue et de la boue, elle so' aux grossiers propos des scélérats avec lesquels elle s' table; mais cela ne l'empêche pas d'avoir du vague rame, de s'attendrir à la vue des charmes ianocents de nature, de pleurer la mort d'un rosier avec une n2u[v< d'enfant. Elle mène de front la poésie et l'argot, l'idylle la prostitution. Les autres types ne sont pas moins Dans cette étrange épopée, le crime cesse d'être crimim le vice d'être vicieux, la vertu d'être vertueuse. De mê que chez la OoualeiAse la prostitution est chaste, chez Louve elle est involontaire et pleine de bonnes qualités Chez le Chourineur^ l'assassinat est généreux et bonnêtai chez la duchesse de Lucenay, Tinconduite a toutes sorte^ d'excuses ; chez le comte de Saint-Rémy, les actions là

plus basses sont le tort de la société ; chez la marquise d*Harville, la vertu accepte des rendez-vous dans les petites maisons ; chez le marquis d'Harville» elle se brûle la cervelle.

L'immoralité du livre d'Eugène Sue ne réside donc pas seulement dans la complaisance avec laquelle l'auteur letrace des scènes hideuses, comme celles où figure la . famille de Martial le guillotiné ; des tableaux grossiers et cyniques» comme ceux du tapis-franc de la rue-aux-Fèves ; tes peintures obscènes, comme celles de la vie et de la mort du notaire Ferrand ; elle se retrouve encore, et c'est peut- Mre là qu'elle est le plus odieuse, dans le parti-pris avec lequel l'auteur ôte au crime, au vice et à la vertu leur vérité caractère. Grimes, vices et vertus sont également le uit d*une fatalité commune, qui, plus forte que la voûté, la domine et la subjugue. Les bonnes actions deenaeot sans mérite, les crimes sans scélératesse, puisque ux-ci comme celles-là sont involontaires. Dès lors, la [us grande barrière qui s'oppose au débordement du mal, erreur morale qu'il inspire, est renversée. De circonsoe atténuante en circonstance atténuante, on en arrive conclure que le vice pourrait bien après tout n'être pas méprisable que certains moralistes outrés veulent bien dire, et qu'il y a telle situation où les actions sont néires, ce qui détruit le dogme de la liberté, et par conent de la dignité humaine.

Tandis que les Débats triomphaient avec les Mystères Paris, déchu de son ancienne gloire, le Constitu-

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tionnel agonisait. De 17.000 abonnés qu'il avait eus eu 1830, il était tombé à 3.600*. On était au mois de mars 1844, et la fièvre du désabonnement était plus aiguë que jamais. Les plus célèbres médecins furent appelés an chevet du malade, et à leur tête le docteur Véron, deveim le principal propriétaire du journal de la rue de Valois. Le malin docteur eut vite fait de trouver le remède. K M. Eugène Sue, dit-il, dans ses Mémoires, venait d'émouvoir Paris et la province par les récits entraînants dea Mystères de Paris. Je lui oflFris cent mille francs, dii mille francs par volume, d'un nouveau roman dont il avait déjà trouvé le titre : le Juif Errant ; mais il tf]( avait que le titre de trouvé : point de scénario, point plan arrêté... Le grand désir de redonner de lapopuli au Constitutionnel par l'éclat d'un grand nom ne me dit exigeant ni sur le sujet ni sur le but moral de r< vrage. J'apportai certainement dans cette affaire au d'imprévoyance que de légèreté. Que ceux qui n'ont j commis de fautes dans la vie me jettent la premii pierre* ».

Remorqué par le Juif Errant; le Constitutionnel de 3.600 abonnés à plus de 20.000 ».

Plus encore que dans son œuvre précédente, le ro cier, dans son œuvre nouvelle, attisait les passions laires, envenimait les haines de parti, déversait Tinj sur tout ce qui méritait le respect, livrait à la rii publique les dernières garanties de Tordre et du pou

1. Mémoires d'un Bourgeois de Paris, par le doctear Véron, tl p. 293.

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