Gazette de France, du 13 novembre
« mes fins, habiles, opiniâtres, voyant dans l'ombre où « ils marchent toujours... C'est un combat de crocheteurs « au grand soleil... Pour plus de mystère, c'est la garde, « c'est le commissaire de police, ce sont des geôliers que « vous prenez pour complices... Mais cela fait pilié, (c Monsieur*. «
C'était précisément ce qu'Alfred Nettement avait dît à Tauteur. Le romancier donnait donc raison à son critique; seulement, pour sauver les apparences, il criait haro sur le pauvre abbé d'Aigrigay. Ainsi fait l'écolier qui, se voyant en faute, cherche à tout rejeter sur son voisin. Dans les volumes qui suivront, Rodin, succédant à l'abbé marquis, reprendra la campagne manquée et se servira de moyens d'un autre ordre. Nous verrons tout à l'heure s'il a mieux réussi.
Le succès de cette première série de feuilletons sur le Juif Errant avait été très vif. Il parut à l'auteur qu'il les pouvait réunir à ceux qu'il avait publiés, en 1843 et 1844, sur les Mystères de Paris, et en 1841 sur le roman en cour d'assises, à l'occasion du procès de madame Lafarge, et sur les Mémoires du Diable^ de Frédéric Soulié*. Le tout forma un volume, auquel il donna pour titre : Études critiques sur le FeuilletonrRoman^.
En adressant au comte de Ghambord un exemplaire de son livre, Alfred Nettement lui écrivait :
« Monseigneur, « Je sais que Votre Altesse Royale ne reste indifférente à au-