MOINEAUX
B, D vomissent.
Vomit .
Id.
Titube, vomit. . . .
Id,
A vomit.
Yomit .
Id .
C vomit; D très-malade.
Couchée, très-malade..
Couchée, plus malade que la cresserelle.
A et D mourants.
Id .
Va mourir; j’ouvre.
Va mourir ; j’ouvre. .
J’ouvre.
Ainsi, la cresserelle n’a guère qu’un centimètre d’avance sur la mouette, et deux ou trois sur les moineaux. Il serait bien intéressant de mettre en expérience, non plus seulement un représentant zoologique des rapaces de haut vol, mais un de ces oiseaux lui-même, un condor, par exemple ; malheureusement, cette bonne fortune n’est pas près d’arriver aux physiologistes.
Parmi les mammifères, les chats paraissent avoir une susceptibilité presque aussi grande que les moineaux. Elle l’est certes plus que celle des chiens, qu’il faut pour les
EXPÉRIENCES
tuer pousser à 10 ou 8 centimètres. Nous avons vu, du reste, dans l’historique, que les chats sont difficiles à élever et même meurent rapidement sur les hauteurs (voy. p. 43, 49).
Les cochons d’Inde et les lapins sont très-faciles à amener à de basses pressions, et, leur température diminuant très-vite, ils passent, pour ainsi dire, à l’état d’animaux à sang froid.
C’est cet état dans lequel sont, par à peu près, les chats nouveau-nés : aussi meurent-ils un peu plus tard que les adultes.
J’avais espéré, en soumettant à la décompression un animal hibernant, l’amener à des pressions très-faibles aussi, pensant qu’il hibernerait, pour ainsi dire ; mais la seule expérience que j’aie faite, avec un hérisson, a déçu mon attente (voy. p. 578). Il ne m’a pas été possible de dépasser 18 centimètres sans que la vie de l’animal semblât immédiatement menacée.
J’ajoute enfin que, comme on devait s’y attendre, les animaux à sang froid résistent à des pressions extrêmement basses.
§ 7. — Mort.
J^ai indiqué plus haut comment tantôt l’animal meurt sans aucun mouvement, tantôt il se relève et se roidit violemment avant d’expirer^ tantôt enfin il a de véritables convulsions. Tout cela, nous l’avons vu, dépend de l’état d’épuisement dans lequel il est, du temps depuis lequel dure l’expérience, etc.
L’autopsie ne montre guère de résultats intéressants. Le sang est noir partout, excepté dans les veines pulmonaires, où il absorbe de l’oxygène pendant le retour à la pression normale. Il ne contient jamais de gaz libres.
Chez les mammifères, les poumons sont parfois un peu emphysémateux; presque toujours ils sont ecchymosés par places, quelquefois, mais rarement, avec hémorrhagie véritable ; dans d’autres cas, à la suite de décompressions sou-
ACCIDENTS DE LA DÉCOMPRESSION : LEUR DESCRIPnON. 759
daines, je les ai vus comme carnifiés, revenus à l’état foetal, et allant par gros fragments au fond de l’eau. Je tâcherai d’expliquer, en parlant des décompressions brusques, ce phénomène étrange.
Un fait curieux, c’est la rapidité avec laquelle survient la rigidité cadavérique. C’est un résultat que j’ai constaté avec soin chez les moineaux. Tandis que, si l’on coupe la tête à l’un de ces animaux, la rigidité cadavérique reste environ trois quarts d’heure avant de se manifester, elle survient entre 10 et 20 minutes après la mort dans l’air raréfié.
Je prendrai comme exemples un certain nombre des expériences rapportées au chapitre I (page 539 et suiv.). Elles permettent de dresser le tableau suivant :
TABLEAU xm.