‹ La pression barométriqueChapitre 124 sur 191 · RIGIDITÉ CADAVÉRIQUE · texte numérisé non relu

RIGIDITÉ CADAVÉRIQUE

SURVENDE APRÈS

iîh

ii'P

OBSERVATIONS

Plus de 58 min.

Tué par section du cou.

id.

Moins de 25 min.

24° env.

A vécu l'“ 45'°; resté calme.

id.

Moins de 20 min.

Mort en 2=° ; convulsions violentes.

id.

17 minutes.

A vécu 2''; pas de convulsions.

15 minutes.

.A vécu 6'“ 55'° ; assez calme.

id.

Moins de 20 min.

24° env.

A vécu A** 25'°; assez calme.

id.

Moins de 17 min.

Mort en d»»; sans grandes convuls.

id.

Moins de 20 min.

A vécu 1=“ 51'“; agitation.

Environ 15 min.

28» env.

A vécu 2’' 10'°; grande agitation et

convulsions violentes.

XXYII

id.

11 minutes.

A vécu 1^ 50”*; assez calme.

xxvm

id.

Moins ue 20 min.

28° env.

A vécu l*" 4*°; agitation.

On voit qu’il s’agit d’un phénomène absolument constant et indépendant à la fois de la rapidité de la mort, du calme ou de l’agitation de l’animal, et du degré auquel s’est abaissée sa température.

Il n’existe pas dans l’asphyxie en vases clos, à la pression normale (sauf dans les conditions de l’expér; CGL, p. 746),-

EXPÉRIENCES

et je ne crois pouvoir l’attribuer qu’à l’épuisement de l’acide carbonique du sang et des tissus, par le fait de la respiration dans l’air raréfié. Nous verrons da .s le chapitre VIII que cet épuisement est réel.

SOÜS-GHAPITRE II

COMPARAISON DES PHÉNOMÈNES DE LA DÉCOMPRESSION AVEC CEUX DE L'ASPHYXIE EN VASES CLOS.

J’ai déjà insisté à plusieurs reprises sur le parallèle entre les phénomènes de la décompression et ceux de l’asphyxie en vases clos, parallèle qui se poursuit jusque dans les moindres détails. Je l’ai fait, dans le premier chapitre (p. 554 et suiv.), en comparant la durée de vie des animaux dans l’iin et l’autre cas, sous l’influence de conditions diverses. Je l’ai fait encore à propos des gaz contenus dans le sang artériel chez les animaux décomprimés et chez ceux qu’on asphyxie en vases clos, lorsqu’on soustrait l’acide carbonique auifur et à mesure de sa formation (cbap. II, sous-chap. IV).

Les descriptions données par les innombrables auteurs qui ont fait périr des animaux par asphyxie concordent de tous points avec les phénomènes que nous venons d’énumérer. On a montré les respirations devenant en général plus rapides dans les premiers temps, pour se ralentir et prendre le caractère d’angoisse quand l’animal souffre notablement. Les pulsations, dans leur nombre, dans leur force, ont été beaucoup moins étudiées. Mais on n’a pas manqué de remarquer les nausées, les mouvements de trépidation, les convulsions terminales dans des circonstances que nous avons ailleurs tâché de préciser. Si les phénomènes de la nutrition n’ont pas été l’objet d’une attention suffisante, on n’a pas oublié l’abaissement de la température du corps, et M. Claude Bernard a signalé la disparition du sucre du foie dans les asphyxies lentes.

Il faut faire observer cependant que dans les conditions

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