‹ La pression barométriqueChapitre 31 sur 191 · I. — (a). Pression normale · texte numérisé non relu

I. — (a). Pression normale

Le lapin tranquille et libre. Les oreilles dressées, gonflées de sang. Les vaisseaux de la conjonctive injectés. L’iris et particulièrement la pupille très-colorés en rouge.

(b.) Pendant V augmentation de -pression :

Vaisseaux de la conjonctive plus minces et plus pâles. Décoloration de l’iris et de la pupille.

(c). Pendant la pression constante maximum:

Par transparence, les vaisseaux des oreilles vides de sang ; les plus gros sont à peine visibles ; peu après, l’oreille est toute pâle et flasque et les vaisseaux ont complètement disparu.

(d.) Pendant la diminution de pression :

L’oreille et la conjonctive restent pâles.

(e.) Sous la pression normale, immédiatement après la séance :

Après la séance, et même une heure après, les oreilles sont vides de sang, pâles et flasques.

II. — (a.) Les vaisseaux des oreilles sont modérément injectés.

(fe.) Au commencement, une plus forte injection , des artères et des veines de l’oreille ; plus tard l’iris pâlit d’abord et se décolore ensuite .

(c.) Les oreilles restent pâles ; l’iris est plus sombre ; la pupille plus rouge.

III. — (a.) Les vaisseaux des oreilles sont modérément injectés ; l’iris et la pupille sont d’un beau rouge.

(b.) Gonflement des vaisseaux et particulièrement des veines des oreilles, dont les plus grosses sont dilatées.

(c.) Au commencement , aucun changement appréciable dans la couleur de l’iris et de la pupille. Alternativement les vaisseaux de l’oreille pâlissent subitement et se remplissent de nouveau ; pourtant quelque temps après, ils sont définitivement pâles et restent vides de sang.

{d.) Les oreilles sont toujours pâles et flasques.

(e.) Les oreilles sont encore, quelques heures après la séance, toutes vides de sang, pâles et flasques.

IV. — (a.) Longtemps avant la séance, les oreilles sont assez vides de sang.

{b.) Les vaisseaux des oreilles sont alternativement injectés et pâles ; enfin ils

restent pâles.

(c.) A cause de la trop grande obscurité régnant dans l’appareil, la couleur de la pupille ne peut être observée.

{d.) Les oreilles toujours pâles.

{e.) La pupille semble devenir rouge foncé. Les oreille se remplissent fortement de sang.

V. — (a.) La conjonctive injectée à des endroits isolés. Les vaisseaux de l'oreille modérément injectés.

{b.) L’injection de la conjonctive et des vaisseaux de l’oreille disparaît en partie.

(c.) Vaisseaux de l’oreille et de la conjonctive tout à fait disparus ; les oreilles pâles ; parfois injectées en un clin d’œil. A cause de l’obscurité croissante, la couleur de la pupille et celle de l’iris ne peut pas être déterminée.

[d.) L’oreille et la conjonctive restent pâles ; à la fin, on ne peut apercevoir aucun vaisseau. (P. 587.)

Ainsi, conclut Vivenot, sous l’influence de l’air comprimé lejsang diminue dans les vaisseaux de la périphérie du corps.

Après les détails que je viens de rapporter sur les modifications des deux grandes fonctions physiologiques de la respiration et de la circulation, modifications qui sont à la fois les plus importantes et les plus faciles à constater, je crois qu’il sera suffisant de reproduire le résumé que Yivenot donne lui-même de toutes ses observations. Malheureusement, l’indication des faits y est intimement mêlée aux idées théoriques que l’auteur s’était faites pour les expliquer, en telle sorte qu’il serait impossible de les en séparer ; mais les difficultés qui résultent de cette confusion s’éclairciront à la lecture du chapitre suivant.

Résumé des phénomènes physiologiques^

Page 1