C. Une troisième, de même, dans de l'air
24 novembre. A est tombé à 2 atmosphères ; je recharge à 8 atmosphères ; la viande est d'un rouge sombre.
B est d'un rouge vif.
(] a la couleur ordinaire.
i*' décembre. A n'a aucune mauvaise odeur ; consistance normale ; réaction alcaline, aspect jaunâtre.
B. Odeur mauvaise : réaction alcaline.
C. Odeur tout à fait infecte; chairs diffluentes ; réaction acide; noircit le papier à acétate de plomb.
Expérience CCGX(]. — il décembre.
Sous deux cloches renversées sur l'eau, et dont Tune A contient de l'air, l'autre B de Toxygène, on suspend des fragments de muscle.
S janvier. L'air est infect dans les deux cloches; A présente un grand nombre de champignons ; B, quelques-uns seulement.
Expérience GCCXGI. — 19 décembre. On taille trois morceaux de viande non graisseuse, aussi semblables que possible dans la forme.
A. L'un, pesant 45*% est suspendu sous une cloche fermée, de H',5, pleine d'air ordinaire.
B. Le second, pesant 40^% est suspendu dans une cloche de 5', 2, qui contient un air à 90 pour 100 d'oxygène.
C. Le troisième, pesant 55*% est placé dans l'appareil cylindrique en verre, et soumis à la compression de iO atmosphères d'un air contenant 88 pour 100 d'oxygène ; la tension de l'oxygène est donc exprimée par 880, correspondant à 44 atmosphères d'air.
26 décembre. On prend de l'air aux 5 cloches, sans le renouveler.
A. La viande a mauvais aspect ; la partie inférieure évidemment putréfiée. L'air a une odeur fade, un peu faisandée. L'air contient : 0. 12,2; CO* 6,4.
872 EIPÉRIEriCES.
«B. A peu près même aspect de la viande. Odeur fade. L*air contiol: 0 70; COM2,9.
C. La viande a bon aspect, mais un peu brunie. Aucune odeur. L*iir n*a nullement changé de composition.
8 janvier. On prend encore de Tair, et on arrête Texpérience.
A. Viande très-acide, avec une horrible odeur; ramollie. L*air c<mtiat 7 pour 100 d'oxygène et 12,3 de CO*.
B. Viande très-acide ; odeur très-mauvaise, mais moins forte que i. L*air contient 40 pour 100 d oxygène et 38,2 de CO*.
C. Viande un peu acide, grisâtre, ferme, avec une légère odeur aigivlette, qui n*est pas désagréable. Cuite^ elle est fadasse, mais sans nunnés goût.
La composition de l'air n*a pas changé. — Si nous cherchons à dèto^ miner, dans ces deux périodes, la quantité d'oxygène qui a été coisommée, et la quantité de CO* qui a été produite par la viande placée dam ces diverses conditions, nous arrivons aux résultats suivants, où tout est rapporté à un poids égal, 100«^ de viande.
Du 19 au 26 décembre :
A (air ordinaire, pression normale) a consommé 2^2 d'oxygène etproduitl»,6deC0».
B (air à 90 pour 100 d*oxygène, pression normale) a consommé 1\7 d'oxygène et produit \\2 de CO*.
C (air à 88 pour 100 d*oxygène, 10 atmosphères) a consommé G' d*oxygène et produit 0* de CO*.
Du 26 décembre au 8 janvier:
A (air à 12,2 pour 100 d oxygène) a consommé 1^3 d'oxygène et Drodoi: l>,4deCœ. ^
B (air à 70 pour 100 d'oxygène) a consommé 2>,6 d'oxvffèiie et mduit 2> de Cœ. ^ ^
G (air à 88 pour 100 d'oxygène, 10 atmosphères) a consommé C doxv gène et produit 0> de C0«.
J'appelle particulièrement Tattention sur celte expérience. Elle montre que, en vingt jours, la viande dans roxvgène comprimé n'a pas consommé d'oxygène ni formé d'acide car boniqne ; elle n'a pas présenté apparence de putréfaction.
On voit, de plus, que la viande consomme moins d'oxvgèDf dans l'air à 90 pour 100 d'oxygène que dans Taîr à 21,' mais plus dans Pair à 70 que dans l'air à 12.
Expérience CCCXCIl. — 17 janvier. Morceaux de viande égaux en poiè et stmblables de forme.
A. Placé dans une cloche de i5",5, où la pression est abaissée à de» atmosphère.
B. Cloche de 7',1 ; air ordinaire, à la pression normale.
G. Cloche de 2',6 ; air à la pression normale, contenant 59 pour 100 d'oxygène.
D. Cloche de 5^2 ; air à la pression normale, contenant 59,8 d'oxygène.
Toutes ces cloches sont hermétiquement fermées, avec clôture hydraulique.
25 janvier. La viande la moins altérée en apparence est A ; les plus altérées sont C et D. On prend de Tair :
B contient 13,5 d*oxygéne et 7,2 d'acide carbonique. A — i6,4 — 5,3 —
On calcule aisément, à l'aide de ces données, que dans l'espace de six jours:
A (air ordinaire, à 1/2 atmosphère) avait consommé 343<^ d'oxygène et formé 418 de C0«.
B (air ordinaire, à 1 atmosphère) avait consommé 524^ d'oxygène et formé 514 de CO*.
C (air suroxygéné, correspondante 2 i/2 atmosphères) avait consommé 642«« d'oxygène et formé 496 de CO*.
D (air suroxygéné, correspondant à 3 atmosphères) avait consommé 761 <^« d'oxygène et formé 556 de C0«.
La consommation d'oxygène a donc toujours été en augmentant de i/2 atmosphère à 3 atmosphères.
Expérience CCCXCUI. — 14 janvier. Des morceaux de viande de bœuf sont placés dans deux petits flacons (A et A'), dont les bouchons sont traversés d'un tube capillaire; on les enferme alors dans l'appareil cylindrique sous une pression de 10 atmosphères suroxygénées.
27 janvier. Décompression; la viande, un peu brunie, ne semble point altérée. On cacheté rapidement les tubes capillaires avec de la cire bouillante, et l'on renverse les deux flacons dans des vases pleins d'eau. Deux morceaux de viande sont disposés de la même manière à côté d'eux (BetB').
10 février, B et B' sont évidemment pourries, et sentent mauvais à travers les bouchons.
A a laissé rentrer un peu d'eau ; depuis ce moment, la viande est redevenue rose ; l'eau est sanguinolente et se couvre de moisissures. A^ au contraire, est très-ferme, très-saine, de couleur ambrée.
25 mars. Même aspect; l'eau a continué de monter dans A. On ouvre ce flacon, il sent très-mauvais.
22 mai. Fin de l'expérience. Les témoins B et B' sont en putrilage infect ; au microscope, on y voit beaucoup de vibrions, mais plus de fibres musculaires distinctes ; seulement quelques disques de Bowman.
On a remarqué depuis quelques jours qu'à travers les pores du bouchon de A' s'échappent des bulles de gaz. La viande est devenue rosée.
874 EXPËRIENCES.
mais elle est ferme et raide. Elle sent mauvais et est neutre aux réactifs. Au microscope, on y trouve quelques rares vibrions, les fibres musculaires sont restés bien striées. L*air de ce flacon contenait 75 pour 100 de gaz soluble dans Teau potassée.
EiPKBiKîïCK CCCXCIY. 19 juin, e = i8*.
Mis dans deux flacons bouchés au liège, de Teau où Ton a broyé des fragments de viande :
A. Conservé comme témoin.
B. Bouchon percé d'un trou, flacon agité jusqu'à ce que toutes ses parois soient mouillées, puis placé dans le grand récipient à mercure, où Ton comprime à 20 atm. de ToxAg. à 88 pour 100. La pression correspond donc à 88 atm.
24 j'tnn . e ^= 19*. La pression est encore de 13 atm., 5. A, est rooge et sent mauvais. On décomprime et Ton cacheté aussitôt B, qui est ambré et parait ne rien sentir.
6 juillet, A est très-rouge, un peu alcalin; Todeur en est infecte; il n\ a plus de moisissures à la surface ; le précipité, trés-abondant, contient en grand nombre des vibrions très-vifs, dont l'extrémité se termine par un renflement réfringent, et aussi des bacitrimm termo très-agiles. (Les obso^ vations microscopiques sont faites aTec Taide de M. Gayon, préparateor de M. Pasteur, à TÉcole normale.)
B a commencé à rougir depuis quelques jours, le bouchon était évidemment mauvais. Le liquide est couvert de moisissures verdàtres, constituées par un pénicillium à spores lisses elliptiques (rtmu?); il est très-peu alcalin. U exhale une odeur faible de moisi, mais non de putréfaction. On n*y trouve pas de vibrions, mais des bactériums très-fins et trèsagiles, et en outre de longs filaments d*une nature inconnue.
EirÉiiEiCB CCCXCY. — 26 juin 1874. 6= 19*.
Deux lamelles de viandes sont placées chacune dans un flacon :
L*un A, est bouché et gardé comme témoin.
Le second B, est bouché, le bouchon percé d'un trou, puis porté i 15 atm. suroxygénées. J*ai ajouté un peu d*eau, et agité de manière i mouiller les parois et le bouchon.
2ijuiUeL On décomprime. A sent fort mauvais, depuis longtemps, à travers le bouchon, et est évidemment tout à fait pourri. B est jaunâtre, paraît sain, et n*exhale aucune odeur. Le bouchon a été enfoncé presque tout entier. Cependant je couvre tout Torifice du flacon de cire bouilUnte.
3 aoûL Même état.
Les flacons sont conservés tout le reste de rannée. et la viande de B garde le même aspect.
16 janvier 1875, je montre A et B à la Société de Biologie. A est en patrilage complet B a identiquement la même apparence que le 2i juillet.
Le 28 juJM 1875, je montre ces flacons à rAcadémie des sciences;
Le 5 août, ouvert au laboratoire de chimie de H. Cheireul, devant M. Cloêz : odeur aigrelette, agréable; réaction un peu acide. Le flacon étant cassé, je mets dans le laboratoire même la viande, sans précautions, dans un flacon bouché à rémeri.
Le 7 août, même odeur et même aspect ; pas de trace de putréfaction.
Expérience CCCXCVI. — 25 juin. Deux morceaux de viande, du poids de 51 grammes, sont taillés de forme semblable.
L'un A, est suspendu dans une cloche de il ',5 pleine d'air, avec fermeture hydraulique.
L'autre B, est placé dans Tappareil cylindrique en verre (cap. 650*^*), au fond duquel sont quelques centimètres cubes d*eau. On fait la compression à 10 atm. 1/2, avee de Tair à 81,1 pour 100 d'oxy. (tension 850 = 42,5 atm. d'air), et Ton agite ensuite Tappareil de manière à en mouiller toutes les parois.
30 juin : A, horiblement pourri, couvert de moisissures ; l'air contient 16,3 pour 100 d'oxyg., et 2,8 p. 100 d'ac. carbonique.
Il y a eu ainsi de consommé 522" d'oxyg., et de formé 328*^* d'ac. carb.
R. Couleur ambrée; aucune odeur. L'air a conservé presque exactement sa composition primitive, puisqu'il contient 80,4 d'oxyg., et pas d'ac. carb.
H y a donc eu 49" d'oxyg. de consommé. On ramène la pression à 2,75 atm.; tension de J'oxygène : 220 =11 atm.
\2 juillet, B resté dans le même air; môme aspect; toujours même odeur.
Mais l'air ne contient plus que 69 pour 100 d'oxyg., avec 12 pour 100 de C0«.
Il y a donc eu 210" d'oxyg. de consonmiè, et 21" d'ac. carb. devenu libre.
On ramène la pression à 2,5 atm., la tension n'est plus que de 172 = 8,0 atm.
2i juillet. Même pression, même air. L'aspect est le même, il n'y a aucune odeur.
L'air ne contient plus que 57,2 pour 100 d'oxyg., avec 25 pour 100 deCO*.
Il y a donc eu 1583" d'oxyg. consommé.
27 juillet : même aspect ; toujours aucune odeur.
Sans déboucher l'appareil, je le décharge entièrement, le ventile avec de l'oxyg., et pousse de nouveau la pression à 10 atm. 1/2. L'air contient alors 77,6 d'oxyg., et 1,2 de CO*, tension de l'oxyg., 814 = 40J atm. d'air.
En môme temps, je suspends dans une cloche de 15>,5 un morceau de viande pesant 20 gr. — C.
3 août, B. La pression a bien tenu; la viande a toujours le même aspect. L'air qui ne présente aucune odeur» contient 74,9 d'oxyg. et 3,2 de C0«.
870 EIPËRIENCES.
On voit aisément qu'il y a eu, en rapportant à 100 gr. de viande, 3JM" d'oxyg. consommé, et 397«* de CO* formé.
C. La viande est alcaline, infecte. L'air contient 16,2 d'oxyg., etS,$ deCœ.
Il y a donc eu pour 100 gr. de viande, 2295"» d'oxyg. consommé, et 3605«« de CO» dégagé.
5 août. Je décomprime la viande qui est restée à 10 atm. Elle est jaune. assez ferme, et ne sent rien.
Je la mets dans une éprouvette qui avait été maintenue dans de Feto bouillante, et je bouche avec un bouchon de caoutchouc qui était resté également longtemps dans Teau bouillante.
\S janvier i875. La viande a canservé à peu prés son aspect primitif. Ouverte, elle est à peine ramollie, mais sent très-mauvais. Neutre aux papiers réactifs.
Expérience CCCXCVU. 21 juillet 1874, G" du soir. Morceaux de viande coupés en morceaux et placés :
A, dansunrmatras bouché;
B, dans un matras semblable, dont j'étire le col à la lampe, n*y laissant qu'un petit oriflce. Je le mets dans l'appareil en fer, et pousse la pression à 15 atm. suroxygénées.
22 juillet La pression est tombée ; je retire B, et l'agite de manièit que toutes les parois soient mouillées. Puis je le remets en place, et remonte à 8 atm. 1/2 suroxygénées.
A commence à sentir mauvais.
Le 2Z juillet, poussé à 12 atm. suroxygénées.
Le 24 juillet, poussé à 15 atm. suroxygénées.
Le ZO juillet, la pression est de 14 atm.; je décomprime, et ferme à la lampe le bout effilé de B : aucune odeur, aspect ambré.
A sent horiblement mauvais.
il janvier 1875. Présenté à la Société de Biologie. A est un putrilage horrible d'aspect et d'odeur.
B, que je n'ouvre pas, a conservé sa forme et son apparence premières. On voit seulement quelques taches blanches qui semblent être de b graisse.
27 mai 1875. A est horrible; pas de fibres reconnaissables au microscope.
B a éclaté dans la nuit ; la viande est ambrée, elle a conservé sa consistance, ses fibres avec leurs stries ; légèrement alcaline ; odeur asseï faible de pourri.
Expérience CCGXCVllI. — 22 janvier. Languettes de viande pesant chacune 20 grammes, suspendues :
A. Dans l'appareil à compression en verre à 5 atmosphères d'air, f^ représentent ainsi 3250<« d'air.
B. Dans une cloche contenant 2500'''' d*air, à la pression normale.