‹ La pression barométrique. Recherches de physiologie expérimentaleChapitre 34 sur 160 · A. — PHÉNOMÈNES DUS A LA COMPRESSION · texte numérisé non relu

A. — PHÉNOMÈNES DUS A LA COMPRESSION

Il ne pouvait, bien entendu, ôlre question ici de chercher ailleurs que dans Tair comprimé la cause des symptômes présentés par les expérimentateurs ou les ouvriers; les bizarres hypothèses dont nous avons eu à nous occuper à propos du mal des montagnes ne pouvaient être imaginées ici. Mais cette action de Tair comprimé a été considérée par les uns au point de vue physico-mécanique, par d'autres au point de vue purement chimique. Je ne rappelle que pour mémoire la prétendue explication fournie par Brizé-Fradin (p. 462), qui met en avant a la force vitale » et ceci fait, s'en rapporte à elle pour k changer les lois générales » et tout arranger a souhait.

Explications physico-mécaniques , — Laissons de côté, comme ne méritant vraiment pas d'être relevée, Tidée que l'air comprimé à plusieurs atmosphères embarrasserait les mouvement de la locomotion, et, comme trop évidente, l'action de l'air comprimé sur la membrane du tympan, dont nous avons déjà parlé. Nous nous trouvons d'abord en face de l'explication que nous avons eue à combattre, en parlant de la dépression, je veux dire de la différence du poids supporté par le corps.

Nous avons reproduit les calculs que Guérard a pris la peine d'établir pour montrer à quel écrasement serait exposé un homme qui travaille sous plusieurs atmosphères de pression. Ainsi fei ouvriers du pont de Kehl auraient eu à supporter 54,000 kilogr. de charge supplémentaire. En vérité, si, comme nous l*avons d^ montré (p. 356), la physique élémentaire ne faisait justice de ces idées, au nom de l'incompressibilité des liquides et des solides, ces chiffres seuls auraient dû avertir les auteurs de l'ènormilé qu'ils commettaient. Cependant, presque tous ont accepté cette ciplication; M. Foley l'exprime d'une manière saisissante : «Des qu'on entre dans les tubes, dit-il, on est aplati (p. 482). »

Presque tous les auteurs, je le répète, môme les plus sagacesei les plus autorisés, mêmePravaz, Bucquoy, Vivenot, etc., croientà l'action directe et mécanique de la pression. Qu'est-Ce qui a [W induire dans une telle erreur d'aussi bons esprits? Une observatioi très-juste, et faite par tous les observateurs : la pâleur de la pe» et des muqueuses chez les ouvriers ou les expérimentateurs, et sur- lu tout chez les malades, lorsqu'il s'agissait d'une muqueuse eflilan- 1.

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