IV PRÉFACE
quelles, par suite, les conditions certaines de la preuve ne pouvaient être rassemblées; c'est à savoir : les oscillations quotidiennes du baromètre, les applications thérapeutiques, Tacclimatement sur les hauts lieux.
Je regrette peu la première question, qui ne me paraît même pas appartenir à notre sujet d'études. Les légères modifications dans la pression de Tair que révèle, en un lieu donné, la colonne barométrique, sont accompagnées de trop d'autres phénomènes météorologiques (hygrométriques, électriques, etc.), pour qu'on puisse déterminer la part, à coup sftr bien minime, qui leur revient dans la manière d'être de certains malades.
Quant aux deux autres questions, je me suis beaucoup servi des faits observés par les auteurs qui s'en sont occupés, et je pense que mes propres études ne seront pas inutiles pour guider les médecins et les hygiénistes au milieu des innombrables difficultés qu'elles soulèvent. Mais je ne les ai pas abordées directement, non-seulement à cause de mon incompétence médicale, non-seulement parce que les expériences de laboratoire sur les oiseaux, les chiens, voire même les hommes, ne pouvaient guère permettre de les résoudre, mais encore pour une raison spéciale et en quelque sorte personnelle.
Lorsque, il y a de cela huit ans, M. le docteur Jourdanet, très-connu pour ses remarquables études sur la climatologie du Mexique et pour sa théorie de Yanoxyhémie des altitudes, vint m'offrir — avec une générosité dont je voudrais que les résultats de mes travaux fussent une digne récompense — do mettre à ma disposition tous les moyens matériels qu'exigeraient des recherches dont j'avais publiquement', en 1808,
' Voir mes Leçons sur la Physiologie comparée de la respiration; Paris. 1870, pages 121-130.